A revivre: François Bayrou était l'invité de l'émission «Des paroles et des actes»

M. Go.

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Francois Bayrou, président du Modem, au siège de son parti au 133 rue de l'université à Paris, le 07 mars 2012.
Francois Bayrou, président du Modem, au siège de son parti au 133 rue de l'université à Paris, le 07 mars 2012. — VINCENT WARTNER/20 MINUTES
EMISSION EN COURS
23h17: Fin de l'émission. Pas d'annonce fracassante mais François Bayrou a déroulé ses idées (référendum sur la moralisation de la vie politique, gouvernement d'Union nationale) et surtout incarné l'homme de la rigueur en attaquant Manuel Valls sur les "20 milliards de dépenses" de François Hollande. Ses mots les plus durs ont  été pour Nicolas Sarkozy. Bayrou a dénoncé les récentes polémiques sur la viande halal.

Merci de nous avoir suivis.
23h17: Bayrou confiant, évidemment

"Si je bats Nicolas Sarkozy au premier tour et François Hollande au second, les élections législatives seront un raz-de-marée, pas un raz-de-marée pour mes candidats mais pour ceux qui seront rêts à travailler à la reconstruction du pays", conclut Bayrou avant de demander: "Laissons la campagne aller jusqu'à son terme."
23h11: Comment former un gouvernement?

Bayrou explique qu'il formera son gouvernement en se basant sur une alliance de partis à l'Assemblée après avoir changé le mode de scrutin en y mettant une dose de proportionnelle."Il restera de cette campagne que l'on a parlé des mois sans aborder les réels problèmes", conclut Bayrou.
23h06: Bayrou et les récentes polémiques

"Les passions méchantes l'emportent souvent sur les passions généreuses", décrypte Bayrou à propos des polémiques récentes sur le halal mais il refuse de reprendre le terme de xénophobie d'Etat employé par Eva Joly. "Ils ont commis, non pas une erreur, mais une faute."
23h00: Quand on reparle du halal

"Il savait bien user de l'ironie", glisse Bayrou à propos de De Gaulle lorsque l'on interroge sur le fait qu'il rentre rarement en colère. "Nous allons nous retrouver dans la situation de pays qui sont obligés de couper dans les retraites", poursuit Bayrou qui évoque "une danse au bord de l'abîme" et regrette que l'on parle du halal. "Non je ne suis pas trop gentil", déclare Bayrou.
22h53:Un des grands regret de la vie de Bayrou

"Je gouvernerai avec une majorité centrale", explique Bayrou lorsqu'on évoque son hypothétique victoire le soir du 6 mai. Bayrou évoque ses rencontres avec Rocard et évoque '"un des regrets" de sa vie est de ne pas avoir vu Delors élu président de la République.
22h51: On arrive à la conclusion de cette émission

Bayrou rappelle qu'il avait déclaré en 2007 qu'il ne voterait pas Nicolas Sarkozy et refuse toujours de dire s'il donnera des consignes lors de l'entre-deux tours. "Un excés contre un excés, ca ne s'équilibre pas, ça fait deux excés", déclare Bayrou.
22h46: Fin du duel sous forme de déclarations d'estime

Bayrou déclare que Valls a toute sa place dans son idée de rénovation de la France en faisant bien la différence entre Valls et les socialistes. Valls parle, lui,  d'un "rassemblement large".
22h39: Passage sur la Règle d'or et la moralisation de la vie publique

Valls se dit contre la règle d'or alors que Bayrou la défend. Le président du MoDem l'interpelle sur la moralisation de la vie politique. "C'est l'élection présidentielle qui vaudra référendum", lui répond Valls au sujet de l'idée de référendum sur la moralisation de la vie publique de Bayrou qui arrive à citer le verbe "procrastriner". "Mendes-France disait: "gouverner, c'est choisir". Le moment approche où vous devrez choisir", lui lance Valls. "Peut-être que c'est vous qui devrez choisir", lui répond Bayrou. Valls refuse d'évoquer son choix si Bayrou est face à Sarkozy au deuxième tour. "J'ai bien l'intention d'imposer un autre second tour."
22h36: Pendant ce temps-là, De Villepin répond à l'hypothèse d'un ralliement...

22h33: Bataille de chiffres

Manuel Valls complimente encore une fois Bayrou en estimant qu'il avait été celui qui avait placé la dette au centre du débat en 2007. "Mais le vrai sujet est comment remet-on de la croissance?" "Dans votre projet, les hypothèses de croissance ne sont pas bonnes", lui répond Bayrou qui se lance dans une bataille de chiffres en citant l'hypothèse de2,5% qui date du premier projet du PS au printemps 2011. Depuis le PS a rabaissé ses prévisions.
22h29: Bayrou et Valls s'écharpent sur la dette

"A partir de 1997, j'ai eu le sentiment qu'en France le problème de la dette et du déficit était sous-estimé. Et je me suis fait un devoir de dire aux Français: "On vous emmène droit dans le mur"", explique Bayrou qui revient donc sur la génèse de sa rupture avec la droite.
22h25: Bayrou toujours offensif

Le président du MoDem accuse Valls et les socialistes d'avoir été au pouvoir et d'avoir creusé la dette. Valls lui rétorque que lui aussi a été au gouvernment, notamment sous Balladur puis sous Alain Juppé.
22h23: Bayrou continue à remettre en doute l'engagement de Valls

"Vous ne ferez pas les 150 000 emplois d'avenir. Vous ne créerez pas les 60 000 postes dans l'Education", lance Bayrou qui a plusieurs fois accolé le mot "illusion" au PS. Il évoque la "conversion" de Valls, qui avait un positionnement très rigoriste lors des primaires. Valls est encore une fois obligé de justifier osn ralliement à Hollande, un choix de "conviction". "Redresser le pays dans le domaine industriel nécessite des investissements", poursuit Valls. 
22h18: Bayrou essaye de placer Valls face à ses contradictions

"Vous défendez avec conviction le contraire de que vous prôniez en septembre dernier", lance Bayrou à Valls qui est obligé de se justifier sur son ralliement à Hollande.
22h15: Valls est lancé dans une opération de séduction

Il cite à Bayrou plusieurs points de convergence: la niche Copé, le fait de ne pas être systématique dans le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. "Les valeurs sont plus importantes que les programmes mais il arrive que les programmes attentent aux valeurs", explique Bayrou avant de citer un discours de Valls. "On ne pourra pas dépenser un euro de plus." En fait les deux essayent de se recruter l'un l'autre. 
22h10: Valls fait son entrée en piste

"Il y a un certain nombre de mes amis qui ont été voté pour vous aux primaires du PS", lâche Bayrou. Les deux hommes se déclarent leur estime. 
22h08: Bayrou très sévère sur Sarkozy

"La campagne qu'il mène, la manière dont il parle aux gens ne va pas du tout dans le sens de ce que je veux pour la France." Dommage pour Sarkozy qui avait eu des mots d'appaisement pour Bayrou mardi soir en disant que le président du MoDem avait eu la meilleure réaction à la proposition de la tranche de 75% de Hollande.
22h05: Pas d'appel de vote au second tour

"Vous inventez", déclare Bayrou quand Namias lui fait remarquer qu'il avait dit en décembre qu'il donnerait une consigne de vote. "Mon projet n'est pas de rallier François Hollande, il est de le battre." Pas sûr encore cette fois-ci que Bayrou se prononce dans l'entre-deux tous s'il n'est pas qualifié.
22h02: On passe aux propositions politiques de Bayrou

On lui fait remarquer son idée d'un gouvernement d'Union nationale est la même que celle de De Villepin. "Je ne fais pas d'appel de cette sorte", répond Bayrou quand on lui demande si Villepin pourrait le rejoindre tout en saluant le combat de l'ancien Prmeier ministre.
21h56: Bayrou le prof s'emporte

"Je voudrais les y voir tous ceux qui disent que les profs ne travaillent pas, je voudrais les y voir deux heures devant une classe de 5e... Qu'est-ce que c'est que cette campagne de dénigrement?", s'énerve le président du MoDem qui se montre très sceptique sur l'idée de créer des dizaines dem illiers de postes.
21h50: Bayrou et l'euthanasie

"On rencontrera tous ce moment-là et moi il ne m'angoisse pas", assure Bayrou devant l'image d'une campagne-choc qui le montre sur son lit de mort. Le président du Modem se prononce contre "l'archanement thérapeutique", qu'un collège de médecins prenne la décision après avoir consulté la famille. Il demande en fait l'application de la loi Leonetti.
21h43: On passe à la séquence politique avec une première question sur l'immigration

"Il a été incapable de faire baisser de 1000 sur 200000 le nombre d'entrées légales en France", lance Bayrou d'entrée sur Sarkozy. "Il y a trop d'immigrés et d'enfants d'immigrés non intégrés. Il n'y a pas assez d'immigrés créateurs de richesse. Sur l'immigration il n'y a pas de débat, il y a une imposture." 
21h39: Bayrou et l'Europe

Le président du MoDem se prononce pour un président de l'Europe sans préciser son mode d'élection mais se montre plus réservé pour la nomination d'un ministre des finances européens. par contre, il souhaite la mise en place d'une Cour des comptes européennes. "Si l'on s'était intéressé sur ce qui'il se passe chez nos voisins, on n'en serait pas arrivé là", explique Bayrou. "Il ne faut pas interrompre les déclarations d'amour", sourit Bayrou quand pujadas lui demande de répondre à la question. Bayrou l'Européen.
21h36: Bayrou et le coût du travail

"Je pense que le travail est sous-payé en France", estime Bayrou qui évoque un employé venu le voir et qui gagner 1070 euros depuis 10 ans. Opposé à la TVA sociale, Bayrou ne précise pas comment baisser le coût du travail, ni comment augmenter les salaires.
21h30: Bayrou et les industries

Bayrou veut que syndicats, entreprises, banques parlent ensemble pour évoquer l'avenir de leur industrie. Il milite également pour un nouveau commissariat au plan, un commissariat d'orientation stratégique qui tracerait les grandes lignes de l'avenir industriel.
21h28: @EnRoutePour2012 difficile effectivement de voir Hollande citer du De Gaulle...
21h27: Et les fonctionnaires?

Bayrou souhaite que la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne soit pas systématique. "Il faut économiser là où on peut le faire", explique-t-il et évoque un chiffre d'un sur trois. "Je souhaite épargner l'Education nationale et il y a également des besoins dans la justice."
21h21: Bayrou passe aux économies...

Avec une première idée. Il souhaite construire des maisons de santé qui orienteraient mieux les patients au lieu que certains se précipitent aux urgences. "La visite aux urgences vaut 240 euros", explique Bayrou. Reste qu'il faudra construire ses maisons de santé. Et évoque l'idée d'une clé USB où chacun aurait son carnet de santé. Il souhaite également que l'on prescrive moins de médicaments.
21h15: Bayrou ne veut pas augmernter d'un euro les dépenses publiques. Comment faire?

"Le choix que nous avons fait est de ne pas geler le salaire des fonctionnaires", explique Bayrou qui veut que les salaires suivent l'inflation mais n'explique toujours pas où il rognera sur les dépenses.
21h11: On passe à la séquence économie

Bayrou est invité à réciter, comme à l'école, les niches fiscales qu'il supprimerait. Le président du MoDem cite la niche Copé, une réforme dont on a déjà plusieurs fois entendu parler lors de cette campagne. Bayrou souhaite également raboter toutes les autres niches.
21h07: Moment de poésie...

Images montrant Bayrou déclamant "L'aiglon" de Rostand et "La rose et le réséda" d'Aragon.  Le président du MoDem est invité à donner la suite de ces poèmes. Il s'en sort en bafouillant un peu. "Vous m'avez troublé. Mais merci d'avoir montré un peu de poésie dans ce monde qui en est si souvent dépourvu."
21h03: Bayrou annonce qu'il souhaite la reconnaissance du vote blanc

"Il est très important que l'on reconnaisse un jour le vote blanc un jour en France. Et je le ferai dans le cadre de mon référendum de la moralisation de la vie politique." Dans les coulisses Manuel Valls doit apprécier. le socialiste est lui aussi pour cette idée de reconnaissance du viote blanc.
21h00: Bayrou s'attaque au bipartisme

"Le premier risque, c'est la division, le deuxième est celui de l'illusion", analyse Bayrou qui critique ainsi en une phrase Sarkozy, puis Hollande. Le président du MoDem dénonce la Sarkhollandisation.
20h58: Bayrou revient sur la dette de notre pays

"Il s'agit de bâtir l'optimisme dans la lucidité", lance Bayrou après un long passage sur la situation de la France, les déficits, la dette, sa place dans l'histoire du pays... "De Gaulle était un grand personnage de l'histoire. Moi, je ne suis qu'un artisan.."
20h54: On montre à Bayrou des images de ses meetings plus petits que ceux de Hollande et Sarkozy

"Je refuse les barnums, je les trouve stupides. Ce n'est pas plus mal d'avoir un côté artisanal", répond Bayrou. Deuxième extrait où l'on voit Bayrou évoquer les 4 cavaliers de l'Apocalypse. Je sens que l'ambiance va être à la fête ce soir.
20h49: Le petit questionnaire de David Pujadas...

Bayrou dédierait sa victoire "aux plus jeunes des Français, ceux qui croient que l'on ne peut plus rien changer". Il fêterait sa victoire dans "un bistrot avec ses proches". Lors de ses premiers voyages officiels, il irait à Berlin et Rome. Bayrou estime que son défaut eest son "manque de souplesse" et sa qualité est de jmaias rien lâcher. Avec cette troisième candidature,  on confirme que Bayrou est obstiné. 
20h47: Au sujet de Sarkozy qui annonce qu'il se retirera de la vie politique s'il perd

"J'ai l'impresison qu'il prépare sa sortie", explique Bayrou qui a trouvé choquant que Sarkozy emploie le mot "carrière" au sujet de la politique. Le président du MoDem n'envisagfe pas de quitter le politique s'il est battu et refuse de répondre à une question sur 2017.
20h45: Bayrou est interrogé sur les intentions de vote et sur le "syndrome Simone Veil", apprécié mais "ce n'est pas une personnalité qui fait l'élection".

Bayrou demande à revoir la courbe et commente sa progression récente de 11 à 12,5% "Il y a des raisons d'espérer",commente-t-il. "Nous allons vivre deux mois intéressants."
20h44: C'est parti. Bayrou a l'air concentré. Manuel Valls est en coulisses.
20h40: Bonsoir à tous, l'émission va bientôt commencer. On attend vos commentaires.

A la hausse dans les sondages (à 13,5% chez CSA, +2 points en deux semaines), François Bayrou participe à la grande émission politique de France 2, «Des paroles et des actes», jeudi soir. François Bayrou débattra avec Manuel Valls, directeur de la communication du candidat PS François Hollande.

Comme tous les autres candidats, et notamment Nicolas Sarkozy, mardi soir, il devra répondre à des experts et des journalistes tels que Nathalie Saint-Cricq, François Lenglet et Fabien Namias. Et peut-être répondre au candidat-président qui multiplie les compliments à son égard depuis quelques jours. «Il ne m'échappe pas que ce n'est pas uniquement par affection et admiration que ces appels du pied se multiplient», a relevé, mercredi, François Bayrou. «Ce dont la France a besoin, ce n'est pas que nous nous retrouvions d'un côté ou de l'autre, c'est que nous imposions une ligne nouvelle, que les Français trouvent en nous la seule réponse, la seule alternative possible face à la guerre des deux camps dans laquelle le pays est engagé et dont il souffre tant.»

Soyez avec nous à partir de 20h40 pour suivre cette émission et participer au débat dans les commentaires….