Présidentielle: Quelle reconversion pour Nicolas Sarkozy en cas de défaite?

POLITIQUE «20 Minutes» s'est penché sur la question et livre quelques pistes...

Maud Pierron

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Nicolas Sarkozy, au Cap Nègre avec Carla Bruni, le 16 juillet 2011.
Nicolas Sarkozy, au Cap Nègre avec Carla Bruni, le 16 juillet 2011. — A.C. POUJOULAT / AFP

Nicolas Sarkozy arrêtera la politique en cas de défaite le 6 mai prochain. Il l’a affirmé fortement ce jeudi matin lors de l’émission Bourdin 2012(RMC/BFM TV). «Je ne me mets pas dans cette perspective mais (...) je ferai autre chose», a-t-il expliqué sans plus de détail. 20 Minutes s’est penché sur la question et livre quelques pistes.

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La retraite

Peu probable. «A 57 ans on n’est pas fichu!» est l’une des phrases fétiches de Nicolas Sarkozy. Et puis, pour un Président qui a repoussé l’âge légal de départ à la retraite, ça ferait mauvais genre. D’autant que Nicolas Sarkozy a beaucoup «d’énergie» comme il l’a martelé sur le plateau de Des paroles et des actes mardi soir. Il faut donc trouver des activités pour la canaliser: pas sûr que les séances du Conseil constitutionnel, où il sera nommé de fait en tant qu’ancien président, lui suffisent.

La piste classique

Nicolas Sarkozy a un diplôme d’avocat, il pourrait donc exercer sans problème dans n’importe quel cabinet d’affaires. Une hypothèse qui collerait avec l’une de ses ambitions: «Faire de l’argent». Sinon, comme de nombreux anciens présidents, il pourrait aussi animer des conférences très bien rémunérées à travers le monde. Sauf que pour faire son trou dans le milieu, mieux vaut très bien parler anglais. Or, des mois de sommets internationaux d’urgence sur la crise n’ont pas permis au chef de l’Etat d’améliorer sa pratique de la langue de Shakespeare. Toujours est-il que cinq ans à l’Elysée, c’est une expérience qui vaut tous les diplômes, il ne faut pas l’oublier. Il pourrait donc être nommé à la tête d’un grand groupe public ou privé.

Il suit Carla!

Ce ne serait que justice. Car la première dame a mis sa carrière entre parenthèses pour ne pas gêner «son mari» à l’Elysée. Nicolas Sarkozy pourrait lui rendre la pareille et l’épauler. Plusieurs rôles s’offrent à lui: agent de Carla, qui monnaie ses interventions publiques et autres dates de tournées, pour mettre en valeur son expérience des médias. Il peut aussi envisager d’être producteur de musique. Il produirait le prochain disque de Carla. Et ça lui permettrait par ailleurs de relancer la carrière de son fils, Pierre, connu également sous le pseudo de DJMosey. Attention toutefois, les goûts musicaux du Président en la matière peuvent paraître un peu ringards (Sardou, Barbelivien, etc.)

Le sport, sa passion

Nicolas Sarkozy, c’est le Président le plus sportif que la France a connu, celui qui s’est fait photographier en sueur, en short et basket, sur le perron de l’Elysée. Tous les étés, il assiste au moins à une étape du Tour de France. Le vélo, c’est sa passion. Alors à 20 Minutes, on le verrait bien directeur sportif d’une équipe cycliste, de Bouygues Télécom par exemple, qui se relancerait dans le secteur pour l’occasion. Il serait parfait pour haranguer et motiver les coureurs dans les étapes de montagne. Mais l’actuel chef de l’Etat est aussi un fan de foot, et notamment du PSG. Pourquoi pas des fonctions au sein du club parisien? Recruteur par exemple? Ou conseiller du président, le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, qui ferait venir Lionel Messi en 2016 à Paris? Et si le cheikh ne veut pas de lui, il pourrait aussi prendre la tête d’un groupe d’ultras parisiens.

La culture, son autre passion

On le sait, Nicolas Sarkozy s’est mis aux livres. Avec Carla, il lit, il lit, il lit! Alors pourquoi pas ouvrir une librairie concept? Il vendrait des livres et Carla Bruni proposerait des concerts de temps en temps. Et quand il ne dévore pas des livres, Nicolas Sarkozy regarde avec son épouse des vieux films. Il pourrait donc aussi se reconvertir dans le cinéma, et ouvrir une salle indépendante.

La scène

Et pourquoi pas une reconversion en humoriste? Finalement, on l’a souvent comparer à Louis de Funès pour ses mimiques et c’est une bête de scène. Que celui qui n’a jamais ri ou souri, même jaune, lors d’une conférence de presse de Nicolas Sarkozy à Bruxelles ou à l’Elysée lève la main? En revanche,  il y aura du boulot sur l’écriture des textes. Parce qu’il faudra trouver d’autres thèmes pour faire rire…