Présidentielle: Faire un lien entre vote étranger et viande halal est «excessif», juge Sarkozy

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Le président-candidat Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que "faire le lien" entre vote des étrangers aux élections locales et viande halal - comme l'a fait Claude Guéant - était "excessif", mais il a jugé que ne pas parler d'un risque de communautarisme, était "excessif aussi".
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que "faire le lien" entre vote des étrangers aux élections locales et viande halal - comme l'a fait Claude Guéant - était "excessif", mais il a jugé que ne pas parler d'un risque de communautarisme, était "excessif aussi". — Lionel Bonaventure afp.com

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a estimé ce jeudi que «faire le lien» entre vote des étrangers aux élections locales et viande halal - comme l'a fait Claude Guéant - était «excessif», mais il a jugé que ne pas parler d'un risque de communautarisme, était «excessif aussi».

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«Faire le lien, c'est excessif, mais ne pas parler d'un risque c'est excessif aussi», a estimé sur RMC/BFMTV Nicolas Sarkozy, selon lequel il y a «des tentations de repli communautariste» en France. Il a évoqué à titre d'exemple «ceux qui voudraient une piscine avec des heures séparées pour les femmes et pour les hommes comme l'avait fait et envisagé Mme Aubry à Lille», maire de cette ville et actuelle première secrétaire du PS.

«Je m'oppose à ce risque communautaire»

«Ne faisons pas de systématisme, mais ne faisons pas d'angélisme», a-t-il dit, affirmant: «Je me situe exactement entre les deux (...) il y a un risque communautaire, je m'oppose à ce risque communautaire».

Les déclarations le 2 mars du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, selon lequel les «conseillers municipaux étrangers» ainsi élus pourraient rendre «par exemple obligatoire la présence de la nourriture halal dans les repas des cantines», avaient suscité une vive polémique.

«Ayant perdu le vote populaire, il (le PS) veut récupérer le vote communautaire, ne soyons pas hypocrites, c'est bien de cela qu'il s'agit», a accusé Nicolas Sarkozy, à propos de la proposition PS d'accorder le droit de vote local aux étrangers hors UE. «Le droit de vote est lié à la citoyenneté, si on est français on vote, si on n'est pas français on ne vote pas, c'est la différence entre un citoyen français et quelqu'un qui ne l'est pas», a-t-il fait valoir.