Présidentielle: Que retenir de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans «Des paroles et des actes»?

POLITIQUE Le président-candidat Sarkozy a émis quelques propositions dans «Des paroles et des actes» mardi soir...

Enora Ollivier

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David Pujadas et Nicolas Sarkozy sur le plateau de «Des paroles et des actes», sur France 2, le 6 mars 2012.
David Pujadas et Nicolas Sarkozy sur le plateau de «Des paroles et des actes», sur France 2, le 6 mars 2012. — WITT/SIPA

Immigration

«Il y a trop d’étrangers sur notre territoire», a asséné Nicolas Sarkozy. Le président-candidat veut ainsi, afin de «relancer l’intégration», «diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons – c’est-à-dire passer de 180.000 aux alentours de 100.000 [par an]». Le chef de l’Etat a par ailleurs déclaré vouloir régulariser les immigrés illégaux «pour cas humanitaire» plutôt que de parler de régularisation au cas par cas. Nicolas Sarkozy a indiqué vouloir soumettre à des conditions plus fortes les étrangers voulant se marier avec un(e) Français(e) et obtenir un titre de séjour: ces personnes devront répondre à des critères de logement et de revenus – qui sont déjà appliqués pour le regroupement familial.

Prestations sociales

«Le RSA, il y a 165.000 étrangers qui en bénéficient, et le minimum vieillesse 20.000 étrangers», a affirmé Nicolas Sarkozy . Le chef de l’Etat souhaite que désormais, ces  deux prestations soient soumises à deux conditions: «10 ans de présence sur le territoire» et «cinq ans d’activité». En revanche, Nicolas Sarkozy ne préconise pas de remise en cause de la CMU  et de l’aide médicale d’urgence car «la tradition de la France, c’est de soigner, quelle que soit la nationalité».

Impôts

«Nous allons créer un impôt sur les bénéfices minimums pour les grands groupes en France», a annoncé le chef de l’Etat. Sont visées les entreprises du Cac 40, «parce que j’ai découvert quelque chose qui n’est pas normal», a indiqué Nicolas Sarkozy: «Ces grands groupes maximisent les avantages fiscaux et une partie d’entre eux ne paient pas d’impôts sur les bénéfices». Le président-candidat dit attendre «deux à trois milliards d’euros de recettes annuelles» de cette mesure.

Parrainages

«Je proposerai qu'au lieu du parrainage par les maires, il y ait un parrainage par les citoyens français». Nicolas Sarkozy veut mettre fin au système des 500 signatures d’élus nécessaires à toute personne souhaitant se présenter à la présidentielle. Il propose ainsi que les candidats recueillent le soutien de «3% des électeurs inscrits». Pour justifier cette mesure, Nicolas Sarkozy a invoqué le général de Gaulle qui «a voulu que cette élection soit le choix du peuple».

Proportionnelle

«Je considère qu'il est profondément injuste et profondément anormal que des millions d'électeurs ne soient pas représentés au Parlement». Nicolas a redit son intention d’introduire une dose de proportionnelle aux législatives, qui concernerait  10 à 15% des sièges de l’Assemblée.