Sarkozy sur France 2: «Une émission de justification» selon Hollande

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François Hollande a estimé mercredi que "les bonnes idées il faut les avoir en début de mandat, pas à la fin", en réaction à la proposition faite la veille par Nicolas Sarkozy de créer un "impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes" du CAC 40.
François Hollande a estimé mercredi que "les bonnes idées il faut les avoir en début de mandat, pas à la fin", en réaction à la proposition faite la veille par Nicolas Sarkozy de créer un "impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes" du CAC 40. — Patrick Kovarik afp.com

François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a vu ce mercredi dans l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy la veille une «émission de justification», tout en recommandant de ne pas «exhiber» la vie privée.

Interrogé sur Europe 1 au sujet de l'émission de France 2 «Des paroles et des Actes» avec le président-candidat en vedette, François Hollande a déclaré : c'était «une émission de justification personnelle, justification politique». «Je respecte la vie privée, y compris celle du président de la République», a ajouté le député de Corrèze. «Mais je ne pense pas qu'elle ait besoin de s'exhiber. Ni lorsqu'elle a été au début d'un mandat une explication d'une faute, car il s'agit bien de cela», a-t-il dit en évoquant les explications de Nicolas Sarkozy sur son dîner au Fouquet's et sa croisière sur le yacht Bolloré en mai 2007.

«Je ne sais pas s'il a reconnu ses fautes»

«A un moment, les Français veulent qu'on parle d'eux et pas simplement de celui qui prétend être leur prochain président», a poursuivi François Hollande.

«Je ne sais pas s'il a reconnu ses fautes, il nous a expliqué ce qu'était à ce moment-là sa situation personnelle. Ca fait partie de ce qu'est le ressort d'une personnalité, l'explication d'un moment, je ne suis pas sûr que ça fasse partie d'une campagne présidentielle», a encore dit François Hollande.

Nicolas Sarkozy a concédé mardi soir avoir commis plusieurs erreurs au début de son quinquennat expliquant notamment que s'il était réélu en mai à l'Elysée, il célèbrerait sa victoire avec ses proches et non plus au Fouquet's. Car, a-t-il fait valoir, «cette fois-ci, j'ai une famille, une famille solide». "Je n'aurai pas besoin d'être hébergé ailleurs", a-t-il ajouté, dans une allusion aux problèmes conjugaux qu'il rencontrait au moment de son élection.