Selon Martine Aubry, Merkel ne souhaite pas rencontrer Hollande

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La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas rencontrer François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, a indiqué lundi la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, sur I-Télé.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas rencontrer François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, a indiqué lundi la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, sur I-Télé. — Eric Feferberg afp.com

La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas rencontrer François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, a indiqué ce lundi la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, sur I-Télé.

François Hollande «avait demandé par courtoisie un rendez-vous avec AngelaMerkel. Elle a dit qu'elle ne le souhaitait pas. Il a répondu dont acte», a dit la responsable socialiste. Une porte-parole du gouvernement allemand avait simplement déclaré dimanche qu'il n'y avait «pour le moment aucun rendez-vous de prévu» entre Angela Merkel et François Hollande.

«Personne ne doute du fait que Sarkozy est d'abord le candidat des conservateurs»

La porte-parole a en revanche démenti, comme l'affirme le magazine Der Spiegel de ce lundi, qu'il y ait eu un accord entre Angela Merkel, l'Italien Mario Monti, l'Espagnol Mariano Rajoy et le Britannique David Cameron pour ne pas recevoir François Hollande en raison de son intention de renégocier le pacte budgétaire européen, s'il était élu.

Interrogée à ce sujet, Martine Aubry a minimisé et s'est montrée prudente. «C'est un peu inédit si c'est vrai (...). Il ne faut pas en rajouter. Personne ne doute du fait que Nicolas Sarkozy (...) est d'abord le candidat des conservateurs». La responsable socialiste a réitéré l'analyse selon laquelle les mesures d'«austérité» ne suffiraient pas à améliorer la situation en Europe.

«L'austérité, l'austérité, ça n'a jamais fait une politique qui redresse les finances publiques et ça crée une situation sociale, de chômage qui est absolument intenable», a souligné la maire de Lille.