Présidentielle: Ce qu'il faut retenir de la journée de jeudi

E.O.
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Marine Le Pen lors de son déplacement à Chateauroux, le 26 février 2012.
Marine Le Pen lors de son déplacement à Chateauroux, le 26 février 2012. — ALFRED/SIPA

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L’incident du jour
Nicolas Sarkozy a été chahuté lors de sa visite à Bayonne: bousculé, accueilli par des huées et des sifflets, il a dû renoncer à une partie de sa visite pour se réfugier dans un café. Là, il s’est entretenu avec des commerçants et des habitants, avant de partir pour Bruxelles. Le président-candidat et son entourage ont accusé le parti socialiste d’avoir participé à ces manifestations et ont demandé à François Hollande de condamner les incidents. En meeting à Lyon, le candidat socialiste a appelé à «ne jamais céder à la violence», verbale ou physique.

Le point parrainage du jour
Marine Le Pen n’a pas les 500 signatures de maires qui lui sont nécessaires pour se présenter. La candidate frontiste a annoncé au JT de France 2 qu’elle disposait de 452 promesses de parrainage et qu’il lui restait «dix jours ouvrables» pour en trouver une cinquantaine d’autres [la date limite de dépôt des signatures au Conseil constitutionnel est fixée au 16 mars]. Selon la présidente du FN, 23 maires qui l'avaient d'abord soutenue ont finalement renoncé à lui apporter leurs signatures.

L’attaque du jour
L’UMP a déterré une séquence datant de janvier 2011 dans laquelle François Hollande déclare qu’une fiscalité «confiscatoire» ne produit «aucune recette».

 La phrase du jour
«Ce n’est sans doute pas moi qui vais remporter l’élection». Humilité ou lucidité de la part de Dominique de Villepin qui, dans une interview au Monde assure tout de même qu’il «prend date pour l’avenir», car quelques-unes de ses idées «sont en train de rentrer dans les têtes».

Le retour du jour
Rama Yade effectue, à petits pas, son retour auprès de Nicolas Sarkozy. Dans un communiqué, l’ex-secrétaire d’Etat, qui avait pourtant quitté l’UMP pour rallier Jean-Louis Borloo il y a à peine un an, se félicite des annonces du président-candidat. «Nicolas Sarkozy a apporté des réponses crédibles et justes en matière d'éducation face à l'obsession de François Hollande de dépenser plus sans réformer», écrit-elle.

L’annonce du jour
«A la demande de l'Etat français, ArcelorMittal va investir maintenant 17 millions d'euros à Florange (...) et le deuxième haut-fourneau repartira au deuxième semestre», a indiqué Nicolas Sarkozy ce jeudi matin sur France Inter. Le site est toutefois loin d’être sauvé: l’investissement d’ArcelorMittal était déjà prévu et le n°1 mondial de la sidérurgie a précisé que la reprise de l’activité dépendrait du redémarrage de l’économie.