«Des paroles et des actes»: Le vrai-faux débat de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon

POLITIQUE Une confrontation entre les deux candidats à l'élection présidentielle était organisée dans l'émission «Des paroles et des actes»...

M.Gr avec Reuters
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Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, dans l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2, le 23 février
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, dans l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2, le 23 février — Capture YouTube

Marine Le Pen a refusé jeudi soir de débattre directement avec le «petit candidat» Jean-Luc Mélenchon sur France 2,  tout en restant sur le plateau, de sorte que les deux adversaires ont fini par s'affronter violemment.

La présidente du Front national avait annoncé la veille qu'elle se rendrait à l'émission «Des paroles et des actes» mais qu'elle refuserait le débat avec le candidat du Front de gauche, qu'elle qualifie «d'insulteur public».

«Débat organisé dans une logique commerciale»

Quand est venu le moment du débat, le député européen et candidat du Front de gauche s'est installé sur le siège en face de la dirigeante du FN et lui a posé une première question sur l'IVG. Comme prévu, Marine Le Pen a alors attaqué le présentateur David Pujadas et la rédaction en chef de l'émission. «En organisant ce débat vous ne répondez pas aux attentes des Français. Ce débat a été organisé pour une logique commerciale», a-t-elle lancé.

La dirigeante du FN a ajouté qu'elle ne voulait pas débattre avec un «petit candidat», qui ne serait, selon elle, qu'un «leurre» du candidat socialiste François Hollande. «Prenez-moi de moins haut s'il vous plait !», a répliqué Jean-Luc Mélenchon.

«Semi démente»

Marine Le Pen a ensuite énuméré les insultes lancées depuis le début de la campagne par son adversaire, dont le terme de «semi-démente». «Ça vous laisse une bonne moitié», a ironisé le chef de file du Front de gauche, qui s'est ensuite exaspéré : «Mais quand allez-vous arrêter de parler !».

Après avoir refusé le débat, la présidente du Front national a fini par reconsidérer sa position, en mettant deux conditions: que le candidat du Front de gauche s'excuse pour ses insultes et qu'il renonce à appeller à voter pour François Hollande au second tour de scrutin.

La «voiture-balai» de François Hollande

Tout en faisant mine de s'adresser au présentateur, Marine Le Pen a répondu que son adversaire n'était qu'un «leurre»et même la «voiture-balai» de François Hollande. Elle l'a également accusé d'avoir des arguments de «cour d'école», et d'être un «insulteur public».

Jusqu'au bout, Jean-Luc Mélenchon a croisé le fer avec la présidente du FN. «Vous ne servez à rien. Vous ne servez qu'à distiller de la haine. Regardez-moi quand je vous parle !», a-t-il dit.

Depuis le début de la campagne, la guerre fait rage entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui a promis de chasser la dirigeante FN des usines où elle ne se rend, selon lui, que «quand il y a des caméras».