François Hollande se dévoile dans son nouveau livre «Changer de destin»

PRÉSIDENTIELLE ans cet ouvrage à paraître jeudi, le candidat assure que «tout, dans sa vie, l'a préparé à l'échéance» électorale...

Avec Reuters

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François Hollande lors de son deuxième grand meeting de campagne, à Rouen (mercredi 15 février 2012)
François Hollande lors de son deuxième grand meeting de campagne, à Rouen (mercredi 15 février 2012) — REUTERS/Benoit Tessier

François Hollande revient sur son parcours personnel, son ambition pour la France et dresse le portrait de ses adversaires dans son livre Changer de destin qui sort jeudi à deux mois de l'élection présidentielle du printemps.

Ecrit à la première personne, le livre du candidat socialiste à l'Elysée se décline en neuf chapitres et court sur 170 pages, selon le site du Nouvel Observateur qui en a publié les grandes lignes ce mardi soir.

La défaite de Royal, une «tristesse personnelle»

«Tout, dans ma vie, m'a préparé à cette échéance : mes engagements et mes responsabilités, mes réussites et mes épreuves», écrit ainsi le député de Corrèze. Selon l'hebdomadaire, les thématiques de l'égalité et de la justice dominent le livre de l'ancien Premier secrétaire du PS qui s'attarde sur des thèmes (sécurité, communautarisme, immigration) «où la gauche n'a jamais été très à l'aise au cours de ces dernières années».

François Hollande entend «restaurer» une «République du XXIe siècle» qui encourage «le mérite et le travail», «respectueuse de la planète», respectueuse des citoyens «sans distinction».

Le candidat socialiste confie enfin avoir ressenti la défaite de Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle, le 6 mai 2007, comme «une tristesse personnelle».

Mélenchon, un «militant sincère»

Dans Changer de destin, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, est décrit comme faisant partie «de ces personnalités qui parlent plus qu'elles n'écoutent», comme «un homme énergique et vif rempli d'une seule certitude. La sienne».

Le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon y est qualifié de «militant sincère» ayant su «capter ce qui reste de l'ancienne force du PC». Quant au président du MoDem François Bayrou, François Hollande estime «qu'un centriste assis entre deux chaises ira toujours moins loin qu'un socialiste qui marche».