Présidentielle: L'écart se resserre entre François Hollande et Nicolas Sarkozy

LA COURSE 2012 C'est ce que montre le 16e sondage CSA pour «20 Minutes»...

Alexandre Sulzer

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Montage de Nicolas Sarkozy et François Hollande pour la présidentielle 2012.
Montage de Nicolas Sarkozy et François Hollande pour la présidentielle 2012. — P.MAGNIEN/A.GELEBART/20 MINUTES

L’écart se resserre. Un petit point sépare désormais Nicolas Sarkozy de François Hollande dans les intentions de vote au premier tour, selon notre baromètre CSA. Le candidat socialiste, à 28%, perd deux points tandis que le président de la République, à 27%, gagne un point.

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Le «gap» était encore de 4 points il y a deux semaines et de 6 il y a un mois. «C’est le troisième sondage qui confirme ce resserrement, se réjouit un bon connaisseur des études d’opinions à l’UMP. Ca vient plus tôt que nous l’avions prévu.» Surtout, observe-t-il, «on entre dans les marges d’erreur. Ce qui permet de dire que tout devient possible au premier tour, c’est plus qu’une bonne nouvelle.» Car, tous les partis le savent, être en tête au premier tour crée une dynamique essentielle pour le second.

Un meilleur report des voix de Bayrou sur Sarkozy

Dans le détail, Nicolas Sarkozy progresse particulièrement chez les ouvriers (18%, soit 5 points en plus en deux semaines), chez les employés (18%, soit 4 points en plus), chez les retraités (39%, soit 5 points en plus) ainsi que les personnes n’exprimant aucune proximité partisane (40%, soit 6 points en plus). Le nouvel «appel au peuple» de Nicolas Sarkozy, qui se positionne désormais comme un candidat hors système, semble donc faire mouche. Ce qui expliquerait également en partie le net recul de François Bayrou (- 2 points, à 11%) qui incarne également ce discours. «On observe un meilleur report de voix des électeurs de Bayrou sur Sarkozy qu’auparavant», souligne Jérôme Sainte-Marie, directeur du département Opinions de CSA.

Le renforcement de Nicolas Sarkozy comme le champion incontesté de son camp est aussi de nature à capter un électorat de centre-droit qui le boudait jusqu’alors. «A ce stade, Nicolas Sarkozy ne profite pas d’un report de voix significatif des électeurs FN, ce qui laisse une marge de progression possible.» Au second tour, l’écart se réduit aussi entre les deux principaux candidats, à 12 points contre 20 précédemment. Il n’a jamais été aussi faible depuis octobre. Mais reste conséquent. Ce qui fait conclure, à l’UMP, que si «rien n’est perdu, ce n’est pas gagné».