Présidentielle: L'entrée en campagne de Sarkozy jugée plutôt réussie

LA COURSE 2012 Selon les résultats du 16e sondage CSA pour «20 Minutes»...

Alexandre Sulzer

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Permier meeting officiel de Nicolas Sarkozy qui lance sa campagne présidentielle au parc chanot de Marseille, le 19 février 2012.
Permier meeting officiel de Nicolas Sarkozy qui lance sa campagne présidentielle au parc chanot de Marseille, le 19 février 2012. — PATRICE MAGNIEN/20MINUTES

Une entrée en campagne qui suscite une indéniable dynamique, notamment à droite, mais qui ne rend pas, pour l’instant,  Nicolas Sarkozy crédible. C’est en substance l’enseignement du dernier baromètre CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC. Réalisée au lendemain de son meeting de Marseille, l’étude démontre que le début de campagne est «techniquement réussi», selon les termes de Jérôme Sainte-Marie, directeur du département Opinions de CSA.

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Ainsi, 48% des Français estiment que ce début de campagne est bon, contre 46% qui jugent le contraire. Un «résultat pas exécrable vu l’impopularité de Nicolas Sarkozy», souligne le sondeur qui observe que 32% des sympathisants de gauche jugent réussi ce début de campagne. Un taux plus faible, mais pas si éloigné de celui des sympathisants de droite qui trouvaient réussi le début de campagne de François Hollande en janvier, après son important meeting du Bourget (38%).

Pas de large adhésion

Autre élément de satisfaction pour la droite: 32% des Français parient que Nicolas Sarkozy gagnera (soit un gain de 3 points en deux semaines) contre 39 % qui estiment que c’est François Hollande qui l’emportera (soit une chute brutale de 9 points). 65 % des sympathisants de droite pensent que Nicolas Sarkozy sera le prochain président alors qu’ils étaient à peine 56% il y a deux semaines à peine. Le chef de l’Etat a donc remobilisé son camp. Mais ne profite pas pour autant d’une large adhésion sur son discours. Il n’est jugé majoritairement crédible sur aucun élément, de la défense de son bilan au recours accru au référendum.

Par ailleurs, 59% des Français pensent que les valeurs qu’il défend les divisent. «Cela souligne la différence de nature avec les campagnes de François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002 qui visaient à rassembler», note Jérôme Sainte-Marie. «On est dans l’étape où l’on resoude le socle de droite. Forcément, ça clive un peu», glisse un ténor de l’UMP qui estime qu’il faudra commencer à l’élargir d’ici une dizaine de jours. Un autre stratège de l’UMP minimise la faible crédibilité du candidat: «Ce ne sera pas une campagne d’enthousiasme de toute façon. Au final, c’est la crédibilité comparée qui va compter.»