La TVA sociale créerait de 75.000 à 120.000 emplois, selon Valérie Pécresse

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La TVA dite sociale va créer entre 75.000 et 120.000 emplois, a affirmé mardi la ministre du Budget Valérie Pécresse, élargissant l'estimation d'environ 100.000 emplois jusque-là avancée par le gouvernement.
La TVA dite sociale va créer entre 75.000 et 120.000 emplois, a affirmé mardi la ministre du Budget Valérie Pécresse, élargissant l'estimation d'environ 100.000 emplois jusque-là avancée par le gouvernement. — Lionel Bonaventure afp.com

La TVA dite sociale va créer entre 75.000 et 120.000 emplois, a affirmé ce mardi la ministre du Budget Valérie Pécresse, élargissant l'estimation d'environ 100.000 emplois jusque-là avancée par le gouvernement.

>> Qu'est ce que la TVA sociale?

«Cette réforme, nous estimons qu'elle va créer entre 75.000 et 120.000 emplois. Pourquoi ? Parce que nous allons baisser le coût du travail», a déclaré Valérie Pécresse en réponse à la députée communiste Marie-Hélène Amiable (Hauts-de-Seine), qui critiquait la hausse de la taxe sur la consommation.

Vote à l'Assemblée ce mardi

La ministre a fait valoir devant l'Assemblée nationale que le Fonds monétaire international (FMI), alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn, avait demandé en 2010 à la France «de baisser les charges sur les salaires pour les transférer sur la consommation».

Le projet de budget rectificatif 2012 et ses deux mesures phares, la TVA dite sociale et la taxe sur les transactions financières à la française, seront soumis ce mardi au vote de l'Assemblée nationale, où le texte devrait être adopté malgré l'opposition de la gauche. La hausse du taux normal de la TVA à 21,2% (contre 19,6% actuellement), voulue au 1er octobre, doit être compensée par un allègement des charges patronales finançant la politique familiale, pour 13,2 milliards d'euros en année pleine (3,6 milliards dès 2012).

Le gouvernement entend également relever la CSG ou les prélèvements sociaux sur les revenus du capital (2,6 milliards en année pleine). L'objectif affiché est de baisser le coût du travail et donc de donner un coup de pouce à la compétitivité d'une industrie française en perte de vitesse. Le chiffre avancé par Bercy aux alentours de 100.000 créations d'emplois en trois ans est cependant loin de faire l'unanimité parmi les économistes.