Les députés PS s'abstiendront sur le Mécanisme européen de stabilité

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Les députés socialistes s'abstiendront sur la création du Mécanisme européen de stabilité (MES), que l'Assemblée nationale doit ratifier mardi après-midi, a indiqué leur chef de file Jean-Marc Ayrault.
Les députés socialistes s'abstiendront sur la création du Mécanisme européen de stabilité (MES), que l'Assemblée nationale doit ratifier mardi après-midi, a indiqué leur chef de file Jean-Marc Ayrault. — Stephane de Sakutin afp.com

Les députés socialistes s'abstiendront sur la création du Mécanisme européen de stabilité (MES), que l'Assemblée nationale doit ratifier ce mardi après-midi, a indiqué leur chef de file Jean-Marc Ayrault. De son côté, François Fillon a qualifié de «faute historique» cette abstention annoncée, en s'exprimant devant le groupe UMP à l'Assemblée, selon une source proche du groupe et confirmée dans son entourage.

Le MES, en vertu d'un traité signé le 30 janvier, est destiné à devenir le pare-feu permanent de la zone euro contre les crises de la dette souveraine. Il est juridiquement distinct du pacte de stabilité budgétaire conclu entre 25 pays de l'UE, qui doit être officiellement signé le 1er mars, mais politiquement lié à ce texte.

«Notre abstention est dynamique, offensive

«Le vrai message que nous voulons adresser, c'est que si ce qui va être signé le 1er mars, ce n'est que de l'austérité, alors l'Europe ne pourra pas s'en sortir», a déclaré Jean-Marc Ayrault pour expliquer l'abstention de son groupe.

«Notre abstention est dynamique, offensive. Le vote "non" aurait donné l'impression de ne rien décider (...)», a expliqué le chef de file des députés socialistes. «La question cruciale, c'est le traité» - le pacte de stabilité budgétaire -, a-t-il poursuivi, et ce traité, «tel qu'il se présente aujourd'hui ne prévoit pas d'engagement fort en faveur de la croissance».

Dans le contexte de l'accord conclu cette nuit sur la Grèce, «le refus des socialistes français de voter le MES est une faute historique qui démontre leur sectarisme», a réagit François Fillon. «Ils préfèrent fragiliser la zone euro que de voter avec la majorité (...) Ils préfèrent leur intérêt électoral que l'intérêt général européen», a ajouté le Premier ministre.