Nicolas Sarkozy fait sa promotion à l'entreprise Alstom

REPORTAGE Le président-candidat a valorisé son action depuis 2004 devant les ouvriers de l'usine...

Anne-Laëtitia Béraud, à Aytré

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Nicolas Sarkozy sur le plateau du journal télévisé de TF1, le 15 février 2012.
Nicolas Sarkozy sur le plateau du journal télévisé de TF1, le 15 février 2012. — LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP

De notre envoyée spéciale à Aytré

«Vous souvenez-vous de 2004 quand Alstom, disait-on, avait un pied dans la tombe? Je vous ai dit que l’Etat allait devenir propriétaire d’une partie d’Alstom. Je suis revenu une autre fois pour vous dire: "Ça y est, je vous ai sauvés". Je ne veux pas qu’on me juge sur les promesses, les discours, mais sur les faits. Aujourd’hui Alstom, qu’on disait mourant, est devenu le fer de lance de l’industrie ferroviaire française». A Aytré, en Charente-Maritime, ce mardi midi, devant les ouvriers du site industriel, Nicolas Sarkozy mêle les dates et les chiffres. Le but: marquer son action, depuis huit ans, en faveur d’une usine «qu’(il) ne laissera jamais tomber».

Ségolène Royal, la «dame de la région»

Le site, qui accueille 1.250 employés à deux pas de La Rochelle, est pionnier dans la conception de TVG, AGV et tramways. Le président-candidat vient d’ailleurs annoncer une nouvelle: «La SNCF va passer commande de 40 rames, 30 sûres et 10 en option». Le carnet de commande est plein «jusqu’en 2018, combien d’usines en France peuvent-elles en dire autant?»

A Ségolène Royal, la présidente PS de la région Poitou-Charentes qui est à quelques kilomètres de là venue «rappeler les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy dans la région», Nicolas Sarkozy aura juste ce mot: «A la dame de la région, je lui dis que cela me fait toujours plaisir de venir ici et que je ne laisserai jamais tomber Alstom.»