L'UMP doit s'adresser aux électeurs tentés par Le Pen et Bayrou, selon Fillon

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L'UMP doit dire qu'elle est "le parti de l'ordre" aux électeurs tentés par Marine Le Pen et que "l'Europe a besoin du leadership français" à ceux tentés par François Bayrou, a déclaré mardi François Fillon aux députés du parti majoritaire, selon des sources concordantes.
L'UMP doit dire qu'elle est "le parti de l'ordre" aux électeurs tentés par Marine Le Pen et que "l'Europe a besoin du leadership français" à ceux tentés par François Bayrou, a déclaré mardi François Fillon aux députés du parti majoritaire, selon des sources concordantes. — Lionel Bonaventure afp.com

Selon François Fillon, l'UMP doit dire qu'elle est «le parti de l'ordre» aux électeurs tentés par Marine Le Pen et que «l'Europe a besoin du leadership français» à ceux tentés par François Bayrou.

«Il faut que nous nous déployions et que nous ayons à coeur de nous adresser à tous les Français», a déclaré le Premier ministre aux députés UMP, selon une source proche du groupe et confirmée dans son entourage. 

«Sarkozy a réussi son entrée en campagne»

«Aux électeurs tentés par l'extrême droite, nous devons dire que nous sommes le parti de l'ordre, du travail et de la responsabilité. Et aux électeurs tentés par un candidat qui cherche à incarner le centre, nous devons dire que l'Europe a besoin du leadership français», a-t-il poursuivi.

Dans cette intervention liminaire lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, le Premier ministre, selon les mêmes sources, n'a pas évoqué la dose de proportionnelle pour les législatives souhaitée dimanche par Nicolas Sarkozy, lors de son meeting à Marseille, et proposée mardi par deux députés de l'aile droite de l'UMP, Richard Mallié et Philippe Meunier. «La mobilisation à Marseille a été formidable», a en revanche dit François Fillon, pour qui «Nicolas Sarkozy a incontestablement réussi son entrée en campagne».

Le référendum «n'est pas un gros mot en démocratie»

«On accuse Nicolas Sarkozy de faire preuve de violence. De qui se moque-t-on? La violence est d'abord celle assénée depuis cinq ans à son endroit. La violence, ce sont les mensonges des socialistes sur les cadeaux faits aux riches. La violence, c'est la caricature d'une France affaiblie», a-t-il estimé.

Sur le plan international, a fait valoir le chef du gouvernement, «rien n'aurait été fait sans les initiatives de la France. C'est la France qui a été le fer de lance de la solidarité avec la Grèce. Sans la France, Kadhafi serait toujours à la tête de la Libye». Sur le référendum, qui «n'est pas un gros mot en démocratie», «ce n'est en rien insulter les corps intermédiaires que d'avoir recours au référendum lorsque les blocages le justifient», a ajouté François Fillon, en défendant la proposition du président sortant sur ce sujet.