Enquête sur les menaces de mort contre Hollande: «C'est plus qu'un enfarinage», prévient Guéant

PRÉSIDENTIELLE e ministre de l'Intérieur prend au sérieux les courrier reçu par la candidat PS...

J.M. avec AFP

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Claude Guéant à Paris, le 9 janvier 2012.
Claude Guéant à Paris, le 9 janvier 2012. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

«Vous avez vu, j'en suis sorti vivant!» Si François Hollande a pris le parti d'en rire, Claude Guénat prend la menace au sérieux. Le ministre de l'Intérieur a annoncé ce dimanche l'ouverture d'une enquête sur les menaces de mort adressées au candidat socialiste à la présidentielle.

«C'est quelque chose qui est sérieux»

Claude Guéant a indiqué au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro que «la dernière menace qui était exprimée par lettre était une menace pour une agression à l'aide d'une balle, donc c'est quelque chose qui est sérieux, c'est plus qu'un enfarinage». «Des mesures sont prises, comme à l'égard de toutes les personnes qui sont menacées de mort», et une «enquête est en cours», a-t-il ajouté.

«Le président de la République a été souvent menacé de mort, ça m'est arrivé aussi, nous prenons des précautions», a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Une source judiciaire avait auparavant indiqué que le parquet avait ouvert une enquête préliminaire, confiée à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de la préfecture de police de Paris.

Opposés au «vote des étrangers hors CEE» et au «mariage homosexuel»

Selon le site du Parisien, ce courrier, posté jeudi à Perpignan (Pyrénées-Orientales), a été reçu vendredi par les policiers du service de protection des hautes personnalités (SPHP). L'enveloppe portait la mention: «pour l’instant, tout va bien». Son ou ses auteurs avaient apposé sur la lettre une photo du général de Gaulle et se revendiquent du Service d’action civique (SAC), une organisation de gaullistes dissoute par le pouvoir socialiste dans les années 1980, indique le quotidien.

Un cercueil a été dessiné sur le message adressé au candidat socialiste et la lettre contenait un extrait d’un livre de Boris Vian: «Une abeille de cuivre chaud le foudroiera sur l’estrade de son arrogance», rapporte leparisien.fr. Les rédacteurs de la lettre se disent opposés au «vote des étrangers hors CEE», au «mariage homosexuel» et à la présence de François Hollande «sur l’estrade, le 14 juillet», selon le site du quotidien. L'équipe de campagne de François Hollande a indiqué à l'AFP qu'elle n'avait pas été informée de telles menaces.