«Marine, ma candidate, la seule qui aime la France»

REPORTAGE Au Grand Palais de Lille, militants et responsables du Front national se sont pressés ce week-end pour une grande convention nationale du parti...

A Lille, Anne-Laëtitia Béraud

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Des sympathisants FN à la convention de Marine Le Pen, le 19 février 2012 à Lille.
Des sympathisants FN à la convention de Marine Le Pen, le 19 février 2012 à Lille. — JOEL SAGET / AFP

>> Retrouvez le live de 20 Minutes, à la convention du FN à Lille, par ici

«On attend Marine, elle va nous mener à la victoire». Claude, un militant Front national de région parisienne, patiente de moins en moins tranquillement. Au bout de deux jours de convention nationale au Grand Palais de Lille, l’attente du grand discours de Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, ce dimanche à 15 heures, est grande. Environ 2.000 militants et responsables du Front national sont présents dans la grande salle de meeting.

Depuis le matin, la tension monte dans les froids couloirs de ce palais des congrès. Par petits groupes, entre copains, en famille, les militants, badge «participants» autour du cou, ils assistent aux ateliers intitulés «Justice : Au nom du peuple français» ou encore «Etat- Institutions- Europe: Pour une Europe des Patries».

«Dehors, dehors !»

L’ambiance monte d’un coup après «un déjeuner patriotique, sur réservation». Jean-Marie Le Pen vient d’arriver dans la salle sous les applaudissements et les «Jean-Marie, Jean-Marie» avant que Julien Sanchez, de la communication de campagne, chauffe brièvement la salle, rappelant l’utilité de brandir le carton rouge distribué à chaque siège de la grande salle.

Bernard, un militant frontiste du Nord, est venu en voisin. Il vient voir «celle qui va gagner face aux pourris de l'UMPS», «qui en a face à Sarkozy» déclare-t-il à 20 Minutes. Une jeune fille, elle aussi du Nord, déclare à 20 Minutes que Marine Le Pen est «ma candidate, la seule qui aime la France». Elle croit «au changement que représente Marine Le Pen, aux valeurs qu’elle défend». Le discours qui débute conquiert ses militants déjà convaincus, prêts à brandir drapeaux et le fameux carton rouge, un moment qui arrive forcément.

S’adressant à Nicolas Sarkozy, qui tient au même moment son premier grand meeting de campagne à Marseille, Marine Le Pen brandit ce petit carton rouge, appelant les électeurs à le «sanctionner dès le premier tour». «Peuple de France, mettez à Nicolas Sarkozy un carton rouge !», lance-t-elle, faisant huer la salle, qui répond illico «Dehors, dehors !».