Marine Le Pen chante Dalida... Bayrou et la tête à Toto

JOURNAL DE LA PRÉSIDENTIELLE ui a dit quoi aujourd'hui? «20 Minutes» fait le point...

M. Go. et L.R.

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Le journal de la présidentielle.
Le journal de la présidentielle. — 20minutes.fr

Chaque jour, dans le cadre de la campagne présidentielle, retrouvez, sur 20 Minutes, l'actualité des hommes et femmes politiques. Annonces, déclarations, bons mots ou même propositions, vous ne raterez rien de ce qui se passe dans le microcosme politique.

Dimanche 19 février, J-63

Marine Le Pen s’en prend à BFMTV

Interrogée sur BFMTV après le meeting de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen s’en est pris à la journaliste Ruth Elkrief. «Vous êtes soumise au président sortant. Nicolas Sarkozy a avancé son discours, justement pour me couper la parole», a lancé la présidente du FN, qui a peu apprécié que son discours ne soit pas retransmis en direct alors que la chaîne d’info se serait engagée, selon elle, à le diffuser. La chaîne retransmettait à cette heure-là le meeting de Nicolas Sarkozy.Le candidat UMP a commencé à parler aux alentours de 15 heures, l’horaire prévu, selon notre envoyé spécial.

... et juste avant, chante Dalida sur ITélé

Juste avant, interrogée par un journaliste d'ITélé sur l'intention présumée de Nicolas Sarkozy de «siphonner les voix du FN», la candidate frontiste se met à chanter un extrait de «Paroles» de Dalida : «Encore des mots, rien que des mots, toujours des mots...», en roulant les «r». Puis elle déclare :«En version non chantée, je crois à l'intelligence des Français, à leur lucidité.» «Quand un homme à le mépris et le cynisme de venir se présenter comme le candidat du peuple contre les élites alors qu'il a défendu pendant des années la caste à laquelle il appartient, je crois qu'il n'y a pas un seul Français pour y croire !» continue-t-elle, décidément très remontée contre Nicolas Sarkozy.

Bayrou et les blagues d’école

Invité dimanche du 12-13 de France3, le président du Modem était interrogé sur le ralliement de Christine Boutin et d'Hervé Morin au président sortant : «Quand j'étais enfant on disait zéro plus zéro, égale la tête de toto!». «Je trouve que quelqu'un qui se dit du centre et qui n'aurait d'autre choix que d'aller au premier tour soutenir Nicolas Sarkozy, c'est une négation du centre», a ajouté François Bayrou.

Pour qui ne voteriez-vous pas?

Une majorité de Français (54%) se disent certains de ne pas voter Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle en France, selon un sondage TNS Sofres pour Canal publié dimanche. Le candidat le moins impopulaire est le socialiste François Hollande, avec 40% de Français qui excluent de voter pour lui. Vient ensuite le centriste François Bayrou (48%). Ce sondage, qui prend le parti pris inverse des enquêtes classiques, est particulièrement cruel pour les "petits" candidats. Ainsi, 82% des Français de déclarent certains de ne pas voter au premier tour pour le candidat du Nouveau parti anticapitaliste, Philippe Poutou.

L'homme qui dit non à Royal

Le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Charente-Maritime fait de la résistance. Il  a annoncé dimanche sa candidature aux législatives de juin 2012 à La Rochelle face à Ségolène Royal, pourtant investie par les instances nationales du parti contre la volonté des instances départementales. Lors d'une réunion publique à Laleu, dans la banlieue de La Rochelle, Olivier Falorni a annoncé devant ses partisans sa volonté de se présenter quelles qu'en soient les conséquences. «J'ai décidé de présenter ma candidature dans la circonscription de la Rochelle et de l'Ile de Ré. Je considère qu'en démocratie les citoyens ont le droit de choisir. Je me mets dès aujourd'hui en retrait de mes fonctions de premier secrétaire fédéral», a confirmé Olivier Falorni à Reuters.

Mélenchon tape sur Hollande, le «droitier»

Invité de Dimanche , Jean-Luc Mélenchon a estimé que François Hollande s'était «tiré une balle dans le pied» en déclarant au quotidien britannique The Guardian que «les communistes en 1981 n'existaient plus» et que «dans les années 80 et 90, la gauche française avait libéralisé l'économie». Le candidat du Front de gauche a expliqué que cette «libéralisation assumée» lui avait «coupé les jambes». Il a qualifié François Hollande de «droitier au sein du PS» et insisté sur l'«orientation de centre-gauche du PS». Jean-Luc Mélenchon a enfin appelé «à voter à gauche parce que ça change la vie» et s'est étonné d'avoir à se faire l'avocat de la gauche.

Bayrou ne veut pas d’un duel imposé

Interrogé sur France 3, dimanche midi, François Bayrou a encore une fois rejeté la bipolarisation de la campagne. «La France ne veut pas être enfermée dans ce duel présenté comme inéluctable», a estimé le président du MoDem. Bayrou s’est également prononcé pour la création d’un ministère de l’Egalité.

Les professionnels répondent à Marine Le Pen

Le ministère de l'Alimentation a assuré dimanche 19 février que la viande distribuée en Ile-de-France n'était en aucun cas exclusivement halal comme l'affirme Marine Le Pen. «La viande qui est distribuée en Ile-de-France ne provient pas exclusivement d'abattoirs d'Ile-de-France, parce qu'il y en a très peu et que ce sont de tout petits abattoirs, a expliqué un porte-parole. Elle provient essentiellement du marché de Rungis, où arrivent des viandes qui proviennent d'un peu partout en France.» Le président de l'Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), Dominique Langlois, a, lui aussi, réfuté cette idée. «Dire que toute la viande commercialisée à Paris ou en région parisienne est d'origine halal, c'est absolument faux. C'est une déclaration qui se veut à mon avis strictement politique, qui ne correspond absolument pas à la réalité des choses», a déclaré Dominique Langlois, interrogé sur France Inter. «Par contre, il peut se trouver que des pièces ou des morceaux de viande soient issus de carcasses abattues selon ce rite, mais ça ne change en rien la qualité de la viande et cela ne modifie pas du tout les qualités du produit», a-t-il ajouté.

Royal pense que Sarkozy n'a pas compris

Ségolène Royal est revenue sur le débat autour du travail le dimanche. «Pensez-vous que le travail du dimanche va nous faire sortir de la crise économique? Est-ce un enjeu présidentiel, cela? Pensez-vous qu'on sort de la crise avec le nombre de dimanche?», s’est interrogée la socialiste lors du Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Ajourd'hui en France. «Il y a déjà des dérogations qui peuvent être données par les préfets dans les lieux touristiques. A quel niveau de débat politique on est? Si le président-candidat en est simplement à relancer sur la table ces réformes sur le travail le dimanche, il n'a pas compris les enjeux qui sont devant lui.»

L'opéra de Sarkozy

RTL a déniché la musique que sur laquelle Nicolas Sarkozy fera son entrée lors de ses meetings.  Elle a été écrite par Laurent Ferlet, compositeur pour la télé, notamment pour la série «Une femme d'honneur», nous apprend le site de la radio. L'atmosphère de cette bande-son est grave, mélange de musique de films à grand spectacle hollywoodien et opéra apocalyptique. 

>> A écouter ici

Aubry et «l’artifice de communication»

Dans une interview au Parisien Dimanche, Martine Aubry critique l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, se présentant comme le candidat du peuple. «Il s'autoproclame candidat du peuple. A qui fera-t-il croire que ce n'est pas autre chose qu'un artifice de communication pour faire oublier qu'il incarne le gouvernement des privilégiés, pour les privilégiés et par les privilégiés?, s’interroge la première secrétaire du PS avant de conclure: Nicolas Sarkozy restera le président de la triple dégradation: sociale, économique et financière.»

>> Dans un entretien à 20 minutes, vendredi, Pierre Moscovici avait développé le même argumentaire

Jean-Pierre Raffarin et le chemin de la proximité

Pas sûr que Jean-Pierre Raffarin s’en soit rendu compte mais l’ancien Premier ministre a utilisé exactement la même expression que François Hollande pour décrire Nicolas Sarkozy. «Il est passé d'un statut de président-candidat à un statut de candidat-président, a estimé dans le JDD Raffarin qui se réjouit de ce nouveau statut.  Deux dimensions qui sont inséparables le concernant. Mais, plus il sera candidat, plus l'orientation sera celle du projet et moins on reviendra sur le bilan du quinquennat. Le président est forcément dans une posture quelquefois un peu distante. Le candidat est dans une logique de proximité. On l'a vu dans les rues d'Annecy: le chemin est engagé, de la distance, vers la proximité.» Reste à savoir à quel point la pente sera rude…

Sarkozy remonte (un petit peu)

Et justement, les sondages commencent à frétiller pour Nicolas Sarkozy. Selon, un sondage LH2-Yahoo réalisé les 17 et 18 février 2012 et publié dimanche 19 février, si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu ce dimanche, 26% des Français voteraient pour Nicolas Sarkozy, 0,5 point de plus que lors de la dernière vague LH2, réalisée les 3 et 4 février. François Hollande arriverait toujours en tête du premier tour avec 32% des suffrages (- 2 points. En cas de second tour de l’élection présidentielle le candidat PS l’emporterait avec 55% des voix (-2 points) face à Nicolas Sarkozy (45% ; 2 points). Difficile de parler encore de dynamique mais le président progresse légèrement.