Présidentielle: Hollande veut modifier la règle des parrainages «le moment venu»

POLITIQUE Le candidat socialiste estime tout de même que l'absence de Marine Le Pen à la présidentielle «serait un problème»...

Nicolas Beunaiche, avec Reuters

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François Hollande, lors de la présentation de son projet à la maison des Métallos, à Paris, le 26 janvier 2012.
François Hollande, lors de la présentation de son projet à la maison des Métallos, à Paris, le 26 janvier 2012. — PATRICK KOVARIK / AFP

Voilà encore un sujet sur lequel François Hollande et Nicolas Sarkozy n'arriveront pas à s'entendre. Alors que le chef de l'Etat s'est exprimé pour un statu quo sur la règle des parrainages, le candidat socialiste à la présidentielle s'est dit favorable mardi soir à un changement, «le moment venu».

Alors que la présidente du Front national, Marine Le Pen, assure avoir des difficultés à recueillir les 500 parrainages d'élus nécessaires à sa candidature d'ici au 16 mars, François Hollande refuse de faire du parrainage une question d'actualité. «Ce n'est pas maintenant qu'il faut poser cette question. C'était il y a plusieurs mois. La famille Le Pen a pu présenter sa candidature depuis 1988», a-t-il ainsi commenté au journal de 20 heures de France 2.

Hollande ne veut pas savoir si Marine Le Pen bluffe

«Je suis pour, le moment venu, changer ces règles de présentation, (...) pour qu'on puisse dire par exemple que des citoyens puissent eux-mêmes parrainer dans certaines circonstances», a-t-il précisé. «Là, nous sommes à deux mois du premier tour et on viendrait dire “vous savez, la règle est compliquée, il faut la changer”, alors que le législateur ne va plus pouvoir siéger à partir du 8 mars?», a-t-il relevé.

Le candidat du PS a toutefois jugé que l'absence de Marine Le Pen à l'élection présidentielle «serait un problème». Prié de dire si la candidate bluffait, comme l'en accusent le Premier ministre UMP François Fillon ou la première secrétaire du PS Martine Aubry, François Hollande a répondu: «Je n'en sais rien. Je ne me pose même pas la question.»

Le Conseil constitutionnel doit se prononcer le 16 février sur la question, Marine Le Pen réclamant l'anonymat des parrainages afin d'éviter d'éventuelles pression.