Au 18 rue de la Convention, des travaux sous haute surveillance

REPORTAGE Il s'agirait du futur QG de Nicolas Sarkozy...

Alexandre Sulzer
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Le chantier sous haute sécurité du 18 rue de la Convention à Paris, qui serait selon Le Monde, le futur QG de campagne de Nicolas Sarkozy.
Le chantier sous haute sécurité du 18 rue de la Convention à Paris, qui serait selon Le Monde, le futur QG de campagne de Nicolas Sarkozy. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Le bâtiment d’habitation, banal, ne laisse rien paraître aux yeux des passants. Pourtant, c’est bel et bien ici, au 18 rue de la Convention, dans le 15e arrondissement de Paris, que Nicolas Sarkozy aurait son QG. Une info révélée la semaine dernière par un journaliste du Monde sur son blog et recoupée par 20 Minutes. De fait, les anciens bureaux loués par la major du disque EMI, répartis au rez-de-chaussée et au premier étage, sont en travaux. «Ils ont commencé le 1er février», témoigne une voisine qui dit avoir vu Brice Hortefeux il y a quelques jours y pénétrer. Selon l'annonce de location, les bureaux font 592m². Selon nos informations, EMI en est toujours locataire mais cherchait un repreneur au bail. La société de musique payait 370 euros du m² par an, soit un total de 219.040 euros annuels. Une source proche du dossier indique que l'UMP a négocié un rabais et loue le temps de la campagne les bureaux pour environ 340 euros du m² par an hors taxe hors charges. Soit un loyer mensuel d'environ 16.500 euros hors taxe hors charge.

Mais impossible de voir ce qui se déroule dans les locaux. Vendredi dernier, des bâches en plastique ont été déployées le long des vitres du bâtiment. «C’est moi qui les ai installées, on m’a demandé de faire en sorte qu’on ne puisse rien voir dedans», raconte un ouvrier qui fait un large sourire entendu quand on lui demande si le client est le président de la République. «Je ne sais pas, je ne sais rien», répond-il invariablement. Selon lui, la moquette, grise, est déjà installée et environ sept peintres s’affairent à blanchir les murs. Des électriciens et des plaquistes sont aussi à l’œuvre.

Mais surtout, quatre agents de sécurité surveillent l’entrée, d’après l’ouvrier. L’un, très grand, est chargé d’ouvrir et fermer la porte. Qu’il n’hésite pas à claquer  violemment au nez des curieux. En écartant la bâche, il surveille discrètement la rue et, par des signes de la main, demande aux ouvriers de ne pas répondre aux questions. Côté jardin de la copropriété, tous les stores ont été tirés depuis lundi matin après que des journalistes ont tenté de filmer. Seule la lumière et les bruits sourds des travaux filtrent. Difficile d’être totalement discrets.