NKM: «La notion d'effort n'a pas de place dans le discours d'Hollande»

PRESIDENTIELLE La ministre de l'Ecologie attaque le candidat socialiste et affirme que le pouvoir a changé Nicolas Sarkozy...

N. Bu. avec AFP

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Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, accuse François Hollande d'avoir "un discours lénifiant qui a vocation à endormir, à baigner la France dans le Lexomil (un anxiolytique, ndlr)", dans une interview au Figaro daté de samedi.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, accuse François Hollande d'avoir "un discours lénifiant qui a vocation à endormir, à baigner la France dans le Lexomil (un anxiolytique, ndlr)", dans une interview au Figaro daté de samedi. — Philippe Huguen afp.com

Dans une interview accordée au Figaro daté de samedi, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, attaque François Hollande et accuse notamment le candidat socialiste de tenir un discours qui vise à endormir les Français.

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«Je souhaite que les Français fassent un choix clair. Entre une France en mouvement qui poursuit les réformes et retrouve son indépendance dans l'effort et un discours lénifiant qui a vocation à endormir, à baigner la France dans le Lexomil [un anxiolytique]», déclare NKM.

Elle se dit frappée par ce que le candidat PS à l'Elysée «ne dit pas» dans ses discours. «Il y a dans son projet un angle mort très important. A l'écouter, on pourrait penser que nous sommes dans des temps normaux et que la crise n'existe pas. La notion d'effort n'a pas de place dans le discours d'Hollande».

Interrogée sur la candidature du président du MoDem, François Bayrou, elle juge que «la question est maintenant de savoir ce qui pourrait donner un sens au vote Bayrou».

«Sarkozy n'est plus le même qu'en 2007»

A propos du mea-culpa que compte faire le président Nicolas Sarkozy avant son entrée en campagne, la ministre estime que «si c'est une construction, cela n'a aucun sens«. En revanche, poursuit-elle, «si Nicolas Sarkozy souhaite expliquer que le pouvoir l'a transformé, c'est très intéressant. Car le pouvoir a vraiment changé cet homme».

Elle estime que le chef de l'Etat a «développé une attention à la complexité et une sensibilité à la fragilité des choses et des autres», et a «compris que l'on n'est pas tous au top à tout moment, qu'il faut parfois accompagner, que l'on ne peut pas mettre tout le monde dans des situations de concurrence».

«On dit toujours que le pouvoir assèche. Cela n'a pas été le cas. Nicolas Sarkozy n'est pas le même qu'en 2007», affirme NKM.

S'agissant des mauvais sondages pour l'actuel chef de l'Etat, elle réplique qu'«on est encore trop loin du but pour que ces sondages aient du sens». Pour elle, «la seule vraie défaite du politique, c'est l'indifférence», ce qui ne guette pas le président. «Il ne suscite pas l'indifférence. Il se passe quelque chose quand un homme politique suscite un intérêt passionné, même lorsqu'il s'agit d'une passion critique».