Bal en Autriche: Pour BHL, Marine Le Pen a «peut-être ruiné ses chances d'être au 2e tour»

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L'essayiste Bernard-Henri Lévy a estimé mardi que Marine Le Pen venait "peut-être de ruiner ses chances d'être au second tour" de la présidentielle en s'affichant à un bal de l'extrême-droite en Autriche "avec des antisémites avérés".
L'essayiste Bernard-Henri Lévy a estimé mardi que Marine Le Pen venait "peut-être de ruiner ses chances d'être au second tour" de la présidentielle en s'affichant à un bal de l'extrême-droite en Autriche "avec des antisémites avérés". — Jean-Pierre Muller afp.com

L'essayiste Bernard-Henri Lévy a estimé ce mardi que Marine Le Pen venait «peut-être de ruiner ses chances d'être au second tour» de la présidentielle en s'affichant à un bal de l'extrême-droite en Autriche «avec des antisémites avérés».

La candidate du Front national à l'élection présidentielle «la troisième de la course, celle qui talonnait les autres et menaçait d'un nouveau 21 avril, vient peut-être, en quelques heures, de ruiner ses chances d'être au second tour de l'élection», écrit BHL dans une tribune publiée sur le site de sa revue La Règle du jeu (RDJ).

«Le seul des bals viennois interdit aux juifs et aux journalistes»

Vendredi dernier, rappelle-t-il, Marine Le Pen «était l'invitée d'honneur, auprès de Martin Graf, chef de file de l'aile dure du parti d'extrême droite FPÖ du bal des Burschenschaften, bal de la vilenie, où elle a paru si fière (...) de s'afficher avec des antisémites avérés».

«Pourquoi la candidate a-t-elle commis ce qui, compte tenu de sa stratégie dite de dédiabolisation, ne peut apparaître que comme une erreur? Comment a-t-elle pu prendre le risque d'aller valser dans le seul des bals viennois interdit, de fait, aux juifs et aux journalistes?», demande Bernard-Henri Lévy. «C'est le naturel, revenu au triple galop», répond-il.

«Et qu'une candidate à la présidentielle, créditée par les sondages de 17 à 20% des voix, puisse commettre pareille "saloperie" n'est pas une bonne nouvelle pour la démocratie», affirme le philosophe, déplorant aussi le «jeu de mot» de Jean-Marie Le Pen, qui a déclaré n'avoir entendu dans ce bal «que du Strauss sans Kahn».