Intervention Sarkozy: «Erreur économique» et «profonde injustice sociale»

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La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a qualifié lundi d'"erreur économique" et de "profonde injustice sociale" les mesures annoncées la veille par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, des décisions prises selon elle "dans l'improvisation".
La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a qualifié lundi d'"erreur économique" et de "profonde injustice sociale" les mesures annoncées la veille par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, des décisions prises selon elle "dans l'improvisation". — Patrick Kovarik afp.com

La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a qualifié lundi d'«erreur économique» et de «profonde injustice sociale» les mesures annoncées la veille par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, des décisions prises selon elle «dans l'improvisation».

«Pourquoi changerait-il de politique à 80 jours d'une élection? Il a commencé en aidant les plus privilégiés, avec notamment le bouclier fiscal, et il termine en faisant payer les classes populaires et moyennes», a déploré Mme Aubry sur RTL. «C'est une erreur économique et une profonde injustice sociale», a-t-elle jugé.

L'ancienne candidate à la primaire socialiste a épinglé les diverses mesures annoncées par le chef de l'Etat dimanche soir, destinées à relancer la compétitivité de la France.

«La vraie compétitivité aujourd'hui, même si on regarde l'Allemagne, ce n'est pas de baisser le coût du travail, c'est-à-dire les salaires, car finalement c'est cela qu'il a annoncé (...) c'est la "TVA Sarkozy"», a-t-elle estimé.

«Cette politique a déjà eu lieu et a déjà échoué», a également fait valoir Martine Aubry, faisant référence à une augmentation de la TVA en 1995 par Alain Juppé. «Il n'y avait pas eu de croissance et Jacques Chirac avait dû dissoudre l'Assemblée», a-t-elle rappelé.

«Je ne pense pas que François Hollande soit arrogant, une élection n'est jamais gagnée, mais j'ai le sentiment que le président de la République est un peu perdu», a par ailleurs déclaré Mme Aubry.

Selon elle, Nicolas Sarkozy «est candidat, nous le savons tous», mais «on a l'impression qu'il pense avoir déjà perdu, il y a beaucoup d'improvisation, notamment sur le logement».