L'UMP se mobilise pour son conseil national à la veille du grand oral de Sarkozy

PRESIDENTIELLE Les cadres du parti présidentiel se réunissent ce samedi à Paris pour ratifier le projet de la majorité qui sera porté par le candidat...

N. Bu. avec AFP

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A la veille du grand oral télévisé de Nicolas Sarkozy, le Conseil national de l'UMP se réunit samedi à Paris pour entériner son projet pour 2012, censé alimenter le futur programme du président-candidat, et ses investitures pour les législatives de juin.
A la veille du grand oral télévisé de Nicolas Sarkozy, le Conseil national de l'UMP se réunit samedi à Paris pour entériner son projet pour 2012, censé alimenter le futur programme du président-candidat, et ses investitures pour les législatives de juin. — Thomas Samson afp.com

A la veille du grand oral télévisé de Nicolas Sarkozy et alors que de nombreux candidats vont parler écologie ce week-end, le conseil national de l'UMP se réunit samedi à Paris pour entériner son projet pour 2012, censé alimenter le futur programme du président-candidat, et ses investitures pour les législatives de juin.

Ce grand raout de la Porte de Versailles doit être aussi l'occasion pour l'UMP d'essayer de reprendre la main après avoir semblé débordée, comme au moment de la primaire PS à l'automne, par la montée en puissance de François Hollande cette semaine et quelque peu déstabilisée par les confidences de Nicolas Sarkozy sur son retrait de la vie politique en cas de défaite.

«On n'est pas obligés de se laisser impressionner. Il y a les héros du mois de janvier, les battus du mois de janvier... mais l'élection est en mai. Ma recommandation, c'est que, dans cette période, on soit solide, déterminé, courageux, pugnace», a lancé mardi le numéro un de l'UMP, Jean-François Copé, en appelant des troupes chagrines à «la mobilisation générale» pour «la victoire de Nicolas Sarkozy».

«L'élection présidentielle n'est pas encore écrite. Ne soyons pas sur la défensive!», a renchéri le Premier ministre François Fillon mercredi à Lyon.

Joyeux anniversaire

Les deux rivaux, promis à une lutte acharnée pour le contrôle du parti au lendemain du scrutin si le président sortant est battu, se relaieront à la tribune samedi, devant quelque 2.000 cadres, en clôture de ce conseil national programmé, hasard du calendrier, le jour des 57 ans de Nicolas Sarkozy. Pas de cadeau d'anniversaire en tant que tel pour le chef de l'Etat mais l'UMP promet le visionnage d'un clip d'une à deux minutes "qui illustrera la notion de courage en politique" mais dont le contenu n'a pas été dévoilé.

Dans sa hotte, le parti présidentiel aura aussi son projet à «zéro euro», selon lui, de dépenses nouvelles, sorte de boîte à outils dans laquelle le futur candidat Sarkozy pourra piocher à sa guise. «Ce projet n'engage en rien le président», insistent ses concepteurs, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, et Jean-François Copé. De fait, le chef de l'Etat a déjà fait savoir en petit comité qu'il axerait sa campagne sur «trois ou quatre» idées fortes.

Le projet UMP, qui prévoit notamment la fin des 35 heures via des accords de branche ou d'entreprise, la création d'une «fiscalité anti-délocalisation» à travers une hausse attendue de la TVA, et la mise en place d'un code pénal spécifique pour les mineurs, avec sanctions dès 12 ans, a été soumis au vote des adhérents à jour de leurs cotisations (261.000 au 31 décembre, selon Jean-François Copé). Le scrutin, ouvert le 14 janvier, s'est achevé jeudi soir. Les résultats, qui ne font aucun doute, seront dévoilés samedi et entérinés par le conseil national.

Les législatives dans un coin de la tête

Le parlement du parti validera également les investitures UMP aux législatives décidées par la commission ad hoc. Pas sur l'ensemble des 577 circonscriptions mais sur «à peu près 500», selon Jean-François Copé, les autres étant pour l'heure «réservées», soit dans le cadre de négociations avec des partis alliés (Nouveau Centre, Parti radical...) ou en raison de difficultés locales.

Ces investitures ont donné lieu à des psychodrames, en particulier à Paris, avec l'affrontement entre François Fillon et son ex-garde des Sceaux, Rachida Dati, pour la 2e circonscription. Le Premier ministre, qui a décidé de tourner la page de la Sarthe, a obtenu gain de cause mais Rachida Dati, proche de Jean-François Copé, n'a pas dit son dernier mot pour une investiture aux abords de sa mairie du VIIe arrondissement. «Il y aura une solution pour Dati mais ça se jouera directement à l'Elysée, avec Sarkozy», prédit un cadre UMP.