Le journal de la présidentielle.
Le journal de la présidentielle. — 20minutes.fr

JOURNAL DE LA PRÉSIDENTIELLE

Besancenot se met à écrire...Joly défaitiste?...Bayrou, lol malgré lui...

ui a dit quoi aujourd'hui? «20 Minutes» fait le point...

Chaque jour, dans le cadre de la campagne présidentielle, retrouvez, sur 20 Minutes, l’actualité des hommes et femmes politiques. Annonces, déclarations, bons mots ou même propositions, vous ne raterez rien de ce qui se passe dans le microcosme politique en suivant le journal de la présidentielle…. Pour le meilleur, et surtout pour le pire...

Vendredi 27 janvier, J-85

Olivier Besancenot prend la plume à propos des parrainages

Olivier Besancenot, ex-candidat à la présidentielle, a écrit ce vendredi une lettre ouverte aux partis et à leurs élus. Il leur demande de faciliter la récolte des 500 parrainages nécessaires à la candidature de Philippe Poutou pour le NPA. S'adressant notamment à l'UMP, au PS, au Front de gauche, à Europe Ecologie-Les Verts et à leurs élus, il explique: «le NPA approche les 400 parrainages, mais nous ne sommes toujours pas assurés que Philippe Poutou puisse être candidat» alors que des «centaines de militants ont dû faire des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre de plusieurs milliers d'élus».

«Cette règle des parrainages, véritable barrière administrative, nous apparaît comme profondément antidémocratique», écrit le postier de Neuilly. «Nous appelons donc les partis politiques ayant une représentation dans les institutions à cesser de faire pression sur les élus et à prendre position sur les parrainages pour d'autres organisations politiques telles que le NPA», précise-t-il.

Pour Bayrou, Hollande a des idées «dangereuses» sur les retraites

Le candidat centriste à la présidentielle François Bayrou (MoDem) a insisté ce vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie sur son «désaccord» avec le socialiste François Hollande, jugeant ses idées «dangereuses», notamment sur la question de l'âge de la retraite. «Je suis en désaccord avec lui. Il y a des orientations dangereuses et imprudentes dans ce texte», a-t-il déclaré, évoquant les 60 engagements avancés la veille par François Hollande.
 

Eva Joly ne voit «pas très bien comment (elle) pourrai(t) accélérer»

La candidate EELV à la présidentielle, réaliste ou défaitiste? A La Charente libre, elle répond à propos de sa campagne: «Je fais cette campagne avec les moyens qui sont les nôtres et nous sommes un petit parti. Je dépends beaucoup des énergies militantes, je fais beaucoup de déplacements, de meetings. Je ne vois pas très bien comment je pourrais encore accélérer. J'agis dans l'espace qui est le mien.»

François Bayrou, lol malgré lui?

Le candidat à la présidentielle François Bayrou «se confie à Gala» sur son entourage, son engagement et la campagne présidentielle. Petites pétites au détour de certaines questions, notamment quand il répond à la question : «Est-il vrai que vous parlez à l’oreille des chevaux ?» «Oui. Il n’y a rien de plus beau qu’un cheval. (...). Le cheval est comme une sculpture en mouvement. Une sculpture qui danse.
» A la question: «Votre maman n’a pas supporté la pression de la dernière élection 
présidentielle. Elle fut alors victime d’un AVC et décéda deux ans plus 
tard.
», François Bayrou répond: «Elle avait quatre-vingt-huit ans et était en forme. Quand les sondages ont commencé à grimper, elle a paniqué, a été victime de tachycardie puis a fait cet AVC. (...) Je lui avais offert un bouquet multichaîne de télé pour qu’elle puisse suivre les meetings en direct. Pour elle, femme du peuple, paysanne des Pyrénées, que son fils fasse de la politique, cela l’amusait, mais qu’il puisse devenir président de la République, c’était trop.
»

Pour Thierry Rolland, ce sera Sarkozy

A la question «Pour qui allez-vous voter à la présidentielle?», le présentateur de télévision Thierry Rolland répond dans Le Parisien: «Sauf énorme boulette de sa part, ce sera pour Nicolas Sarkozy, comme en 2007. Dans un climat épouvantable de crise mondiale, il a fait ce qu’il a pu, et plutôt bien je trouve. Vu les circonstances, il fallait être costaud pour faire front. Si Royal avait été à sa place, ça aurait été la cata! Je suis persuadé que la France serait sous la Grèce aujourd’hui.» A propos des autres candidats, l'animateur déclare: «Le Pen, elle ne me fait pas peur. Mélenchon? Ce serait bien qu’il avale sa trompette! Il parle à tort et à travers mais ne compte pas. Quant à Joly, je me demande ce qu’elle fait là.»

«La victoire n'est pas acquise», estime Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris a déclaré ce vendredi sur Europe1: «La victoire n'est pas acquise», ajoutant «on est a trois mois de l'élection. On mérite encore de représenter cette envie de changement sérieux et juste que veulent les Français». Au sujet de l'intervention du chef de l'Etat dimanche à la télévision, Bertrand Delanoë a déclaré: «J'attends un peu d’honnête intellectuelle», ajoutant: «je suis choqué. Nicolas Sarkozy joue avec sa fonction présidentielle.» «Je dis qu'il ne doit pas tricher», a expliqué le maire PS de Paris.«Or lorsqu'il fait une intervention sur six chaînes de télévisions, il ne pense qu'à une chose: la campagne électorale», a-t-il indiqué.

Cohn-Bendit trouve Juppé «décevant»...

Daniel Cohn-Bendit, député européen EELV, s'est dit ce vendredi sur LCI déçu par l'intervention du ministre UMP des Affaires étrangères, Alain Juppé, la veille face au socialiste François Hollande, même s'il «l'aime bien». Comme on demandait au co-président du groupe Verts au parlement européen s'il avait trouvé le candidat PS à l'Elysée convaincant lors de l'émission «Des paroles et des actes», il a répondu par l'affirmative. «J'ai surtout trouvé Juppé décevant. Mai j'aime bien Juppé, je trouve qu'il a fait une introspection», «mais hier, tout avait disparu, il était redevenu l'homme froid qui, avec un sourire arrogant, critiquait l'autre de pouvoir être arrogant, personne n'y croyait».

...tandis que Copé juge Hollande «arrogant»

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a estimé, ce vendredi matin sur Europe 1, le candidat socialiste arrogant, à propos de l'émission «Des paroles et des actes». «S'il (François Hollande) doit impressionner, c'est par quelque chose que j'ignorais totalement de lui, c'est que je découvre une vraie arrogance», a-t-il déclaré. «Depuis quelques jours, il en est quasiment à se demander s'il faut une élection, tellement il est certain de gagner», a-t-il ajouté.

Evoquant les propositions du candidat socialiste, Jean-François Copé a déclaré: «Il est temps qu'on atterrisse sur les propositions de Monsieur Hollande, qu'on se rende compte qu'il est complètement déconnecté de la réalité». «Il y a quelque chose de fou à considérer que Monsieur Hollande est un homme finalement moins dangereux que le PS parce qu'au lieu des 300.000 emplois jeunes proposés, il n'en promet que 150.000, ce qui est déjà beaucoup», a-t-il ajouté.