Présidentielle: Les idées de François Hollande séduisent

LA COURSE 2012 Selon un sondage CSA pour «20 Minutes», BFM et RMC...

Matthieu Goar
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Le 24 janvier au Bourget, François Hollande arrive pour faire un discour pour sa campagne présidentielle.
Le 24 janvier au Bourget, François Hollande arrive pour faire un discour pour sa campagne présidentielle. — LAURENT CIPRIANI/AP/SIPA

Pour François Hollande, la journée de jeudi est importante. Le candidat PS présentera son programme à la presse. Et la dernière étude CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC devrait donner du baume au cœur au principal rival de Nicolas Sarkozy. Dans un contexte de défiance des politiques, certaines de ses propositions, révélées dimanche au Bourget, ont convaincu en profondeur les sondés. «Il y a une ferveur», s’enthousiasme Bruno Le Roux, porte-parole du candidat.

La stratégie validée

Les résultats sont en effet positifs pour le vainqueur des primaires. Ainsi, 84% des sondés sont favorables à un retrait des troupes d’Afghanistan, 79% à une réforme du système bancaire ou à la création d’une tranche supérieure de l’impôt. «Il y a un très haut niveau d’adhésion, même pour les idées les plus clivantes comme sur l’habitat social ou sur l’impôt, constate Michel Sapin, chargé du projet présidentiel. Ces propositions rassemblent car il y a un besoin de justice dans ce pays.»

Alors que certains dans l’équipe socialiste souhaitaient retarder l’annonce du programme pour surfer sur l’antisarkozysme, la stratégie de Hollande de dévoiler son programme avant la fin janvier, semble donc porteuse. «Nous n’avons jamais parié que nous construirons notre victoire sur le rejet de Sarkozy. Une campagne est faite de propositions. Ceux qui parient sur la résignation des Français font la mauvaise analyse», explique le député Bruno Le Roux.

Le Président à la manoeuvre

A l’UMP, depuis le meeting du Bourget qui a redynamisé la campagne de Hollande, les soutiens de Sarkozy accusent le coup. Mais l’on sait aussi que le chemin est encore long. «Selon les instituts, entre 48% et 63% des Français ne savent pas encore pour qui ils vont voter. Nous avons toujours un grand travail de pédagogie à faire», résume Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle avant de conclure: «Avec le rythme de l’actualité, une situation chasse l’autre.» Le président de la République n’aurait en tout cas pas l’intention de précipiter son entrée en campagne mais espère reprendre la main en apparaissant comme un dirigeant à la manœuvre. Et ce, dès sa prise de parole de dimanche soir à la télévision puis à Bruxelles avec l’ouverture du Conseil européen, lundi.