Présidentielle: Hollande et Sarkozy s'écharpent au sujet des classes moyennes

POLITIQUE Le candidat socialiste répond à Nicolas Sarkozy...

Matthieu Goar

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Hollande veut « une France de la justice, où l'argent sera remis à sa place ».
Hollande veut « une France de la justice, où l'argent sera remis à sa place ». — CHAMUSSY / CHESNOT / SIPA

La journée de mardi se transforme peu à peu en bataille de déclarations autour des classes moyennes. C’est Nicolas Sarkozy qui a ouvert le feu en commentant le meeting de François Hollande pendant le petit-déjeuner de la majorité. Certaines propositions du candidat PS seraient «une attaque absolument sans précédent contre les classes moyennes», selon les propos du président de la République, cité par l’un des participants qui s’est confié à l’AFP.

Le PS riposte

La riposte n’a pas tardé. En déplacement dans le sud de la France, François Hollande s’est confié dès sa descente d’avion sur le tarmac de l'aéroport de Hyères-Toulon (Var). «Que répondre à des rumeurs dont on ne sait rien, lancées par on ne sait qui? Ce qui est vrai, c'est que les classes moyennes ont beaucoup subi, beaucoup payé pendant cinq ans. Et qu'elles s'apprêtent encore à être prélevées davantage si la TVA est augmentée. Ce sont elles qui payent toujours davantage de taxes, de prélèvements. Ce ne sont pas elles qui ont été bénéficiaires du bouclier fiscal», a expliqué le candidat PS, selon le site liberation.fr.

Selon de nombreux politologues, les classes moyennes, une population dont la définition est toujours compliquée à établir, seront l’un des enjeux du prochain scrutin. Marine Le Pen a d’ailleurs récemment souligné l’importance de leur vote. L’UMP avait déjà attaqué Hollande sur sa réforme du quotient familial, accusée «de faire les poches des classes moyennes», selon le ministre Laurent Wauquiez. «Les classes moyennes, c’est un concept qui ne veut rien dire. Entre un ménage qui gagne quatre fois le Smic à deux, et ceux qui gagnent dix fois le Smic, ce n’est pas la même catégorie», avait expliqué Hollande lors d’un entretien à 20 Minutes.

«Sarkozy s’abrite derrière les murs de l’Elysée»

Ces petites phrases et critiques de Sarkozy, président en exercice et candidat officieux, irrite le PS. «Si un candidat veut s'exprimer qu'il le fasse», aurait ainsi déclaré Hollande selon le site de Libération. Une allusion à la non-candidature du président. «Si Nicolas Sarkozy veut débattre avec François Hollande, il peut tout à fait assumer sa candidature et cesser de s’abriter derrière les murs de l’Elysée», a écrit la porte-parole Delphine Batho dans un communiqué, mardi. «L'Elysée semble à son tour transformé en cellule riposte de l’UMP, comme en témoigne la réunion qui s’est tenue ce mardi matin autour de Nicolas Sarkozy et qui était consacrée à proférer des attaques contre François Hollande.