Sarkozy: En cas de défaite, «vous n'entendrez plus parler de moi !»

PRESIDENTIELLE Le chef de l'Etat penserait à la fin de sa carrière politique en cas de défaite...

Anne-Laëtitia Béraud

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Nicolas Sarkozy, à Vaucouleurs, le 6 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy, à Vaucouleurs, le 6 janvier 2012. — POL EMILE/SIPA

Nicolas Sarkozy ne sera pas pris au dépourvu s’il vient à perdre l’élection présidentielle d’avril-mai prochain. «Depuis quelques jours», raconte Le Monde, le chef de l’Etat songerait en effet à la défaite et à l’après-Elysée. «En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude», expliquerait-il à son entourage.

L’ami de longue date du président de la République, Brice Hortefeux, cité par les journalistes, rapporterait ainsi ces propos de Nicolas Sarkozy: «En tout cas, je changerai de vie complètement, vous n’entendrez plus parler de moi!» 

Il aspire à une vie «plus agréable»

Les signes publics de confiance n’y feraient rien. En privé, mesurant l'usure du pouvoir, Nicolas Sarkozy jugerait: «De toute façon, je suis au bout. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière», rapporte le quotidien. A Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy aurait également confié que, s’il était battu, il terminerait sa carrière politique, jugeant qu’il n’est «pas un dictateur» accroché à son siège.

«Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l'argent»

Le chef de l’Etat aspirerait à une vie «plus agréable» en cas de défaite, rapporte Brice Hortefeux. «Je peux voyager, prendre des responsabilités, commencer mes semaines le mardi et les finir le jeudi soir! Franchement, ça ne me fait pas peur», aurait déclaré le promoteur du «travaillez plus pour gagner plus».

A propos de monnaie sonnante et trébuchante, Nicolas Sarkozy, «qui n’a jamais caché son goût de l’argent», souligne l’article, a lancé lors du dernier G20 à Cannes en novembre dernier à propos des rémunérations des banquiers: «Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l'argent.»

En revanche, Nicolas Sarkozy ne serait pas du tout intéressé par l’UMP en cas d’échec à la présidentielle: «Vous voulez que j'anime des sections UMP? Je ne mérite pas ça. Je préfère encore le Carmel [ordre religieux], au Carmel au moins, il y a de l'espérance!», aurait-il lancé, rapporte Le Monde.