Bayroue estime que «beaucoup de Français peuvent mettre 2 euros de plus» pour acheter français

© 2012 AFP

— 

La présence au second tour de l'élection présidentielle de François Bayrou (MoDem) est attendue par 42% des Français, une proportion identique souhaitant au contraire qu'il ne franchisse pas le premier tour, selon un sondage TNS Sofrès pour Canal+.
La présence au second tour de l'élection présidentielle de François Bayrou (MoDem) est attendue par 42% des Français, une proportion identique souhaitant au contraire qu'il ne franchisse pas le premier tour, selon un sondage TNS Sofrès pour Canal+. — Denis Charlet afp.com

François Bayrou, candidat du MoDem à la présidentielle, a affirmé ce dimanche sur Canal+ que "beaucoup de Français peuvent mettre 2 euros de plus" pour acheter des produits bénéficiant d'un "label +Produit en France+".

S'appuyant sur le "drame" de Lejaby, il a déclaré que le coût du travail sur une pièce de lingerie était en France "d'à peu près 3 ou 4 euros" contre "un euro ou un euro et demi" en Tunisie, soit une "différence d'à peine 2 euros".

"Est-ce qu'il existe quelque chose qui n'ait pas été essayé" pour que l'acheteur de lingerie "choisisse, sur 80 euros, de payer 1 ou 2 euros de plus pour avoir de la production française?", s'est-il interrogé, avant de proposer "un label +Produit en France+ de manière à ce que le consommateur soit un soutien actif de la consommation française".

«Un sujet obsessionnel»

A la question: "mais en temps de crise, le consommateur peut vraiment faire attention à cette étiquette-là?", M. Bayrou s'en est dit "absolument certain".

"Si le label est crédible (...), si ça devient un sujet obsessionnel comme il faut que ça le soit pour tout le monde, oui je crois que ça peut faire la différence. Beaucoup de Français sont comme moi et peut-être comme vous, c'est-à-dire qu'ils peuvent mettre 2 euros de plus...", a affirmé M. Bayrou.

Alors que la journaliste lui rétorquait: "Moi j'en ai les moyens et vous aussi", le député béarnais a déclaré qu'il y avait "60% des Français, je crois, 50% et quelque, qui disent qu'ils sont prêts à le faire".