Présidentielle: Martine Aubry attaque le bilan de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE Histoire de chauffer le Bourget avant le meeting de François Hollande...

M.Go. au Bourget

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Martine Aubry, lors de ses voeux, le 10 janvier 2011, au siège du PS.
Martine Aubry, lors de ses voeux, le 10 janvier 2011, au siège du PS. — V. WARTNER / 20 MINUTES

De notre envoyé au Bourget

Entre la première secrétaire et le candidat François Hollande, les rôles ont été bien répartis ce dimanche au Bourget. Dans la matinée, devant les secrétaires de sections, Martine Aubry a attaqué le bilan de Nicolas Sarkozy lors de son discours. Une façon de mobiliser les militants mais aussi de dégager le terrain à François Hollande qui abordera son destin personnel à partir de 15 heures.

Un quinquennat de l'échec, selon Aubry

«Les Français sont inquiets et ils oscillent entre la résignation et la colère. Résignation devant l’accumulation des mensonges et des promesses non tenues qui détournent les Français de la politique. Colère face à un Président qui a mis la France dans l’état où elle est», a déclaré la patronne des socialistes. Chômage en hausse, dette record, services publics «sacrifiés», Aubry a dressé son bilan d’un quinquennat de «l’échec économique, social et moral».

A écouter la Première secrétaire du PS, le sommet social de mercredi dernier n’était qu’un «opération médiatique». «Car les vraies annonces ne sont pas celles qui ont été annoncées mercredi, c’est celle qui le sera à la fin du mois: une nouvelle hausse de la TVA aussi dangereuse économiquement qu’injuste socialement. La TVA Sarkozy, nous n’en voulons pas.» La charge anti-Sarkozy a occupé toute la première moitié du discours d’Aubry qui s’est ensuite concentrée sur les propositions de Hollande, du contrat de génération à la création de 60000 postes dans l’Education en passant par le plafonnement des loyers.

Mobilisation et optimisme

La Première secrétaire optimiste -«Je le sais, nous allons gagner et la France aura un nouveau président, François Hollande»- a terminé en resserrant ses troupes. «Notre mobilisation doit être totale derrière François. Nous sommes à trois mois jour pour jour du premier tour de l’élection présidentiel, dans les jours et les semaines où tout est en train de se jouer. Pas un militant ne doit manquer pour tracter, pour coller et pour aller à la rencontre des Français», a conclu Martine Aubry.