Présidentielle: Pour Borloo, «le match se jouera à 3», sans Bayrou

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Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé lundi que les mesures du plan de rigueur annoncées par François Fillon allaient "dans le bon sens" même s'il juge nécessaire d'aller "dès 2012 au delà des 7 milliards d'euros d'économies supplémentaires" envisagées.
Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé lundi que les mesures du plan de rigueur annoncées par François Fillon allaient "dans le bon sens" même s'il juge nécessaire d'aller "dès 2012 au delà des 7 milliards d'euros d'économies supplémentaires" envisagées. — Pierre Verdy afp.com

Le député et président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé samedi que le "match" de l'élection présidentielle se jouerait à "trois", entre Nicolas Sarkozy, François Hollande et Marine Le Pen, excluant que François Bayrou puisse atteindre le second tour.

Interrogé par Europe 1, il a expliqué que le positionnement de la présidente du Front national sur l'Europe et la monnaie unique, en "espèce de chef de file des souverainistes", était l'évolution politique "majeure" des derniers mois et que les prochaines élections, présidentielle et législatives, se joueraient dans une opposition "souverainistes contre non-souverainistes".

Donc, a-t-il poursuivi, "d'un côté le président sortant et le représentant de l'alternance démocratique, François Hollande" et de l'autre "les souverainistes". "C'est ce que je crois sociologiquement", a-t-il dit.

"Ce décalage sémantique du Front (national) vers les souverainistes est un sujet politique absolument majeur, je pense donc que le match (...) se jouera entre les trois et non pas les quatre", a encore déclaré M. Borloo, qui était interrogé sur la possibilité d'une finale Bayrou-Le Pen.

Le centre peut difficilement l'emporter ? "Le centre peut être en coalition, peut peser considérablement s'il est en coalition, mais le centre seul ne peut pas à la fois avoir une majorité parlementaire et emporter l'élection présidentielle ou s'il l'emporte c'est par ambiguïté", a répondu l'ex-ministre de l'Ecologie (2007-2010), qui a renoncé en octobre à se lancer dans la course à l'Elysée.

"Le centre politique n'est pas en état aujourd'hui d'avoir une majorité parlementaire", a-t-il insisté.