Présidentielle: Villepin entre en campagne en fustigant Sarkozy

PRESIDENTIELLE L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin présentait ce lundi son équipe de campagne...

Anne-Laëtitia Béraud

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Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, candidat de République Solidaire à la présidentielle, lors d'une conférence de presse à propos de son équipe de campagne, le 16 janvier 2012 à Paris.
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, candidat de République Solidaire à la présidentielle, lors d'une conférence de presse à propos de son équipe de campagne, le 16 janvier 2012 à Paris. — CHESNOT/SIPA

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, candidat à l’élection présidentielle, présentait ce lundi à Paris son équipe de campagne. La conférence de presse, qui devait présenter cette organisation, le QG de campagne au 91 bis rue du Cherche-Midi dans le 6e arrondissement et le logo, a été surtout l’occasion de critiquer la perte du triple A de la France, «qui signifie clairement l’échec du quinquennat» de Nicolas Sarkozy.

Le réquisitoire, d’une trentaine de minutes, dénonçait «l’échec d’un choix fait dès 2007, celui d’ouvrir les vannes de la dépense», «l’échec d’un volontarisme de façade», «l’échec d’une vision dans laquelle tout dépendait de cette unique formule magique: tout faire pour conserver le triple A.»

37 heures par semaine

Actuellement crédité autour de 3 % dans les sondages, Dominique de Villepin a ensuite promis aux Français du sang et des larmes pour résoudre la crise: «Je veux le dire, ce sera dur, très dur. Il faudra de l’effort, de l’ordre, mais surtout de la justice.»

Parmi les pistes proposées par le candidat, figure « un effort exceptionnel, réduit dans le temps jusqu’au retour des finances publiques à l’équilibre. D’ici là, la durée légale du travail sera portée à 37 heures en échange de la moitié des exonérations de charges liées aux 35 heures, c’est-à-dire 10 milliards par an». Cette proposition de l’augmentation de la durée du temps de travail est également portée par le centriste Hervé Morin, candidat à l’élection présidentielle.

Passage de 22 à 10 régions

D’autres mesures ont été évoquées par Dominique de Villepin : « la baisse de charges ciblées pour les PME » ; la réduction d’une équipe gouvernementale à dix ministres ; le passage à dix régions, contre 22 actuellement ou encore l’introduction d’une « dose de proportionnelle » au Parlement.

Muette sur le nombre de parrainages des maires dont bénéficierait Dominique de Villepin, Brigitte Girardin, sa directrice de campagne, a néanmoins indiqué qu’elle était «confiante». Quant à Azouz Begag, ancien ministre «d’ouverture» de Nicolas Sarkozy et désormais conseiller politique dans l’équipe de campagne, il a critiqué les « échecs de la politique en direction des banlieues de Nicolas Sarkozy, avec l’échec du plan porté par Fadela Amara», tout en louant la «personnalité différente» de Dominique de Villepin.