Présidentielle: L'écart se resserre entre Hollande et Sarkozy, selon un sondage

2012 Mais le directeur de la communication de François Hollande, Manuel Valls, relativise...

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Le premier sondage de l'année sur la présidentielle faisant état d'un resserrement des intentions de vote entre Nicolas Sarkozy et François Hollande a ravi dimanche l'UMP, tandis qu'au PS on s'employait à le relativiser.
Le premier sondage de l'année sur la présidentielle faisant état d'un resserrement des intentions de vote entre Nicolas Sarkozy et François Hollande a ravi dimanche l'UMP, tandis qu'au PS on s'employait à le relativiser. — Lionel Bonaventure afp.com

Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande, a relativisé ce dimanche le sondage Ifop/JDD faisant état d'un resserrement des intentions de vote pour la présidentielle entre le candidat PS et le président Sarkozy, estimant que «les Français ont compris que c'est autour de ces deux personnalités que la campagne se joue».

Invité du Forum Radio J, Manuel Valls a fait valoir que cette étude montrait que «les Français ont bien compris que c'est autour de ces deux personnalités que la campagne présidentielle se joue». «Mais, je vais vous donner un scoop, ça va se resserrer encore» en raison «de l'état du pays, des opinions, l'inquiétude profonde, le doute sur la parole publique qui existe depuis des années», a-t-il poursuivie. Et «cette responsabilité, c'est Nicolas Sarkozy qui la porte», a-t-il jugé.

«Avant les sondages, faisons campagne»

Il a fait valoir que les «rapports entre la gauche et la droite ne sont pas ceux que donnaient» les sondages de l'automne. Manuel Valls a affirmé que «le choix pour le pays était entre le projet porté par François Hollande et le bilan de Nicolas Sarkozy». «C'est là dessus que l'élection doit se jouer.»

Mais «avant les sondages, faisons campagne», a-t-il dit. Pour sa part, invité de 12/13 Dimanche sur France 3, le député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg s'est refusé à tout commentaire: «Ma religion m'interdit de commenter les sondages.»

Manuel Valls s'est dit toutefois «évidemment inquiet du poids grandissant de l'extrême droite dans (le) pays», et estimé qu'une réédition du 21 avril 2002 serait «une catastrophe économique, sociale pour le pays». «Les solutions de l'extrême droite seraient un danger pour la France».