Présidentielle: Benoît Hamon ménage Jean-Luc Mélenchon

M. Go.

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Le président du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, le 6 novembre 2011 à Paris.
Le président du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, le 6 novembre 2011 à Paris. — T.SAMSON / AFP

Lors de son point presse hebdomadaire, Benoît Hamon a réagi aux propos de Jean-Luc Mélenchon. Sur France Info, lundi matin, le candidat du Front de gauche a  en effet estimé que Nicolas Sarkozy est bien un «adversaire» mais que François Hollande n’en est pas moins un «concurrent». «Notre adversaire est bien Nicolas Sarkozy ainsi que Marine Le Pen sur le plan des valeurs», a analysé Hamon, porte-parole du PS en admettant qu’Hollande et Mélenchon étaient bien «concurrents» dans le cadre du premier tour, Mais nous entendons les considérer (les autres candidats de gauche) «avec tout le respect que nous leur devons» puisque «nous gouvernons ensemble un certain nombres de collectivités locales et nous serons peut-être amenées un jour à  gouverner ensemble le pays ».

Une liste secrète

Les ténors socialistes ménagent donc Mélenchon qui avait assimilé le candidat socialiste à «un capitaine de pédalo». «Un adversaire, vous cherchez à le battre, à le mettre K.O. Le problème commence quand celui qui est votre concurrent tient des propos qui sont à peu près identiques à ceux de votre adversaire», a ajouté, lundi matin, le candidat du Front de gauche estimant que François Hollande n'a «pas les bons outils pour changer la donne».

A cinq mois des législatives, Mélenchon a aussi estimé que le PS possède une liste secrète de 90 circonscriptions dont ils pensent qu'elles sont menacées par une éventuelle percée de l'extrême droite. «Dans ces 90 circonscriptions (...) toute la gauche pourrait se rassembler pour ne pas être éliminée du deuxième tour et ne pas être conduit à devoir voter au deuxième tour UMP», a ainsi lancé le candidat du Front de gauche. Benoît Hamon a nié l’existence de cette liste.