Présidentielle 2012: Philippe Poutou, la bio

POLITIQUE «20 Minutes» vous présente les principales têtes d'affiche de la future élection...

Maud Pierron

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Philippe Poutou (à droite), candidat du NPA à la présidentielle 2012, à Bordeaux, le 22 décembre 2008, lors d'une manifestation pour la sauvegarde des emplois de l'usine Ford de Blanquefort, aux côtés de Francis Wilsius (au centre), secrétaire du comité d'entreprise.
Philippe Poutou (à droite), candidat du NPA à la présidentielle 2012, à Bordeaux, le 22 décembre 2008, lors d'une manifestation pour la sauvegarde des emplois de l'usine Ford de Blanquefort, aux côtés de Francis Wilsius (au centre), secrétaire du comité d'entreprise. — AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLER

C’est peut-être le moins connu des candidats à la présidentielle. Investi par le NPA, il a la lourde tâche de succéder à Olivier Besancenot, le visage médiatique du parti. Cet ouvrier de l’usine First-Ford de Blanquefort, en Gironde, a une longue expérience du militantisme social, notamment à la CGT.

Agé de 44 ans, il a commencé à militer au lycée, passe par Lutte ouvrière, puis s’en fait exclure avec d’autres militants en 1997, suite à une crise interne du parti. Il rejoint en 2000 la LCR, qui deviendra le NPA en 2008.

Ce réparateur de machine-outil se fait rapidement remarquer au sein du parti de Krivine et Besancenot, notamment lorsqu’en 2007 il entame un bras de fer contre la direction de son usine qui veut supprimer 2.000 emplois. La même année,  la LCR en fait  son candidat aux législatives en Gironde. En 2010, il conduit la liste NPA pour les régionales en Gironde.

Se faire un nom et un visage

Alors qu’Olivier Besancenot annonce son retrait de la première ligne au printemps 2011, personne au NPA, ne se presse pour le remplacer. Philippe Poutou sera poussé par la direction et finalement, il est choisi, bien qu’une partie des cadres rejette sa candidature.

S’il a bien l’intention de se jeter dans la bataille pour convaincre le plus d’électeurs possibles, ce père de deux enfants doit encore apprendre le «jeu médiatique» pour se faire un nom et un visage. Et sortir de l’ombre d’Olivier Besancenot.