Yvette Horner: «Gilbert Collard est très gentil mais ...»

INTERVIEW Pour «20 Minutes», l'artiste répond à l'avocat, qui aimerait l'enrôler dans le comité de soutien de Marine Le Pen...

Propos recueillis par Maud Pierron

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Yvette Horner le 19 octobre 2011 à Paris lors de la soirée consacrée à la sortie du livre de Jean-Paul Gaultier, «La planète mode Jean-Paul Gaultier».
Yvette Horner le 19 octobre 2011 à Paris lors de la soirée consacrée à la sortie du livre de Jean-Paul Gaultier, «La planète mode Jean-Paul Gaultier». — CHAUVEAU/SIPA

Quelle a été votre réaction quand vous avez lu que Gilbert Collard souhaitait vous voir adhérer au FN?
J’ai été vraiment très surprise. Je vis pour la musique, mon cœur bat grâce à la musique. Me Collard est un ami, je déjeune avec lui, il est très gentil mais il faut que tout le monde sache que je ne soutiens personne car la musique ne se récupère pas et appartient à tous.

Pourquoi Gilbert Collard a-t-il pu dire une telle phrase?
Je ne sais pas pourquoi ils me veulent avec eux. Il reste un ami, je ne m’arrête pas aux «qu'en dira-t-on?» même si là ce n’est pas un «qu'en dira-t-on?».

Mais à titre personnel, vous pouvez vous sentir proches de certaines idées. Y en a-t-il au FN ou dans d’autres partis qui vous intéressent?
Je ne peux vraiment pas dire que j’aime ce parti plutôt qu’un autre, que tel est plus intelligent que tel autre, que ça c’est formidable plutôt que ça. Je me tais sur les questions politiques. Je ne soutiens personne en particulier, aucun parti politique en particulier, mais je soutiens tous les hommes et les femmes politiques car je veux le bonheur des êtres humains. Je n’ai que de l’amour dans mon cœur.

Vous vous intéressez à la politique?
Je vote et je m’intéresse à la politique, je lis, j’écoute.  J’aime l’être humain qui a le droit au bonheur de la vie.  J’aime tous les citoyens, tous les étrangers. Ils ont tous droit au respect, à l’amour. Mon cœur je le donne à tout le monde.

Quand Marine Le Pen a traité Jean-Luc Mélenchon de ringard en le qualifiant d’ «Yvette Horner de la politique», ça vous a vexé?
Vexée bien sûr et choquée aussi. C’est la première fois de toute ma vie que j’entends de telles paroles ou de tels sentiments à mon égard. Mais je ne lui en veux pas car c’est une ignorante. J’ai fait le tour du monde, j’ai enregistré à Nashville, j’ai fait onze fois le tour de France. Pour le bicentenaire, j’ai joué à la Bastille. J’ai mené une revue au casino de Paris, enregistré un duo avec Boy Georges. J’ai joué à Pleyel, à l’opéra de Turin, à l’opéra de Paris, pour la BBC à Londres. Et je sors un disque au mois de mai, Yvette hors norme. Avec ce bagage là, on ne peut pas dire que j’ai  eu trente ans de retard. J’ai toujours continué à travailler car on apprend jusqu’à la fin de ses jours.

Est-il vrai que vous avez une chambre bleu blanc rouge?
Ah, c’était quand j'habitais à Nogent. Le salon, les chambres bleu blanc rouge, c’était fabuleux. J’aime la France, je suis Française et je respecte tout le monde. Le respect fait partie de l’amour et ça c’est indispensable pour vivre.