Présidentielle 2012: Les frais de campagne de la primaire PS pas imputés à Hollande

ARGENT Les débats de la primaire PS ne seront pas comptabilisés dans les comptes de campagne de François Hollande, a décidé la commission nationale chargée de ces comptes...

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Le candidat PS à la présidentielle 2012, François Hollande, le 9 novembre 2011, à Paris.
Le candidat PS à la présidentielle 2012, François Hollande, le 9 novembre 2011, à Paris. — C.PLATIAU / REUTERS

Les frais engagés lors des débats télévisés entre les candidats de la primaire PS ne seront pas comptabilisés dans les comptes de campagne du candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande. C’est ce qu’a décidé, mardi, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Dans un courrier, cette commission juge que «de telles dépenses, qui n’ont pas été exposées directement au profit du candidat désigné in fine et en vue de son élection, n’ont pas à être rattachées à son compte de campagne.» 

Saisine de la commission en réaction aux critiques PS

«Les dépenses engagées lors de ces émissions se rapportent à des confrontations contradictoires entre plusieurs pré-candidats du même parti, en vue de la désignation de l'un d'entre eux», ajoute-t-elle. 

La CNCCFP, qui vérifie les financements politiques, avait été saisie par l’UMP qui jugeait que les coûts liés à ces débats télévisés entre les candidats PS devaient être inclus dans les comptes de campagne du vainqueur François Hollande. 

Cette saisine de la CNCCFP par l’UMP était elle-même une réaction aux critiques du PS sur les moyens engagés par Nicolas Sarkozy lors de ces déplacements, les socialistes jugeant que le président de la République a débuté sa campagne aux frais du contribuable. Ils avaient écrit fin novembre à cette commission sur les frais des déplacements présidentiels, «qui relèvent d'actes de propagande», jugeaient-ils. 

Temps de parole jugé par le CSA

Concernant le temps de parole des socialistes liés aux débats télévisés de la primaire PS, qui était également critiqué par l’UMP, la commission chargée des comptes de campagnes botte en touche, rappelant dans son courrier que «toutes les questions relatives à l'appréciation des temps de parole politique dans les médias relèvent exclusivement du CSA» (le Conseil supérieur de l'audiovisuel). 

A l’automne, ce conseil avait sorti le carton rouge pour certains médias, épinglés pour avoir donné trop de temps d’antenne aux socialistes.