Présidentielle: La candidature de Villepin a buzzé à l'international

N.Bg.

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L’annonce par Dominique de Villepin de sa candidature à la présidentielle a créé un buzz modéré dans le «twittosphère» française mais a eu un écho plus fort que ses concurrents à l’international, selon l'étude Netscope Présidentielle 2012.

L’institut spécialisé dans l’analyse du web politique relève qu’au lendemain de l’officialisation de sa candidature, Dominique de Villepin était mentionné dans près de 5.000 tweets. A titre de comparaison, le buzz consécutif aux déclarations d'Hervé Morin a été de 2.027 tweets le 27 novembre et de 5.153 tweets le 7 décembre pour François Bayrou, indique Netscope, précisant que le niveau quotidien de 5.000 tweets est régulièrement atteint par Nicolas Sarkozy ou plus occasionnellement par François Hollande.

Netscope relève encore que les blogs politiques et Facebook n'ont que très peu accompagné la déclaration de l'ancien Premier ministre.

Stature et notoriété internationales

Dominique de Villepin bénéficie malgré tout d’une particularité: il a provoqué un nombre inhabituel de tweets en langue étrangère (anglais, espagnol, etc). Avec 11% de tweets en langue étrangère le 11 décembre et 22% le 12 décembre, il se situe à un niveau bien supérieur à ceux d’Hervé Morin (2%) ou de François Bayrou (2%). Ces tweets, plutôt à caractère informatifs, soulignent la stature internationale et la notoriété dont bénéficie l'ancien Premier ministre à l'étranger.

Selon les observations de Netscope, 19% des tweets mentionnant la candidature de Dominique de Villepin lui sont favorables (54% neutres ou informatifs et 27% négatifs), une tonalité à la fois moins positive et plus négative que celle consécutive à la déclaration de François Bayrou. Cela reste beaucoup mieux que l'accueil réservé à Hervé Morin.

Enfin, conclut l’institut, Dominique de Villepin pâtit de l'absence de soutiens structurés sur les réseaux sociaux ou d'un engouement sympathisant. Tout se passe comme si Dominique de Villepin n’avait pas vraiment convaincu la twittosphère qui est pourtant depuis le début de la campagne présidentielle un bon indicateur de la crédibilité de telle ou telle candidature, analyse Netscope.