Présidentielle 2012: Borloo refuse toujours de choisir son candidat préféré

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Le président des radicaux, Jean-Louis Borloo, a expliqué mardi que son parti exprimerait son choix pour la présidentielle lors d'un congrès en début d'année sur la base "des propositions" politiques "faites de part et d'autre" en rejetant toute forme "d'automaticité" dans son soutien.
Le président des radicaux, Jean-Louis Borloo, a expliqué mardi que son parti exprimerait son choix pour la présidentielle lors d'un congrès en début d'année sur la base "des propositions" politiques "faites de part et d'autre" en rejetant toute forme "d'automaticité" dans son soutien. — Thomas Samson afp.com

Le président du Parti radical et ex-numéro deux du gouvernement Fillon, Jean-Louis Borloo, a de nouveau refusé, ce mercredi sur France Inter, d'indiquer qui il soutiendrait à la présidentielle d'avril-mai 2012, tout en évoquant son alliance «naturelle» avec la droite.

«Je suis libre. Mais personne n'a encore dit sérieusement ce qu'il allait faire avec qui, avec quelle stratégie. Je n'ai rien à négocier avec personne», a déclaré Jean-Louis Borloo. «Ce que je ne ferais pas, c'est être un membre d'un gouvernement d'ouverture. Cela manquerait d'élégance. J'ai une alliance plutôt naturelle avec la droite républicaine. Si je ne suis pas convaincu, je ne participerai pas et je ne soutiendrai pas», a dit l'ancien ministre.

Il a défendu sa proposition de loi (PPL) «urgente pour éviter la dégradation française» (elle prévoit notamment la taxation des transactions financières.). «Quand fin juillet, je disais qu'on avait un risque de mise en cause du triple A allemand et français, tout le monde m'a pris pour un dépressif», a-t-il ironisé. Il s'est dit convaincu que ce texte, critiqué comme un «choc fiscal» par le gouvernement, pourrait être voté à l'unanimité.