Présidentielle 2012: Dominique de Villepin est finalement candidat

POLITIQUE L'ancien Premier ministre l'a annoncé ce dimanche, déjouant tous les pronostics...

Julien Ménielle

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L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a plaidé dimanche pour que le gouvernement adopte un plan de rigueur d'un montant de 20 milliards d'euros au moins afin de permettre à la France de "retrouver une position d'égalité avec l'Allemagne"
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a plaidé dimanche pour que le gouvernement adopte un plan de rigueur d'un montant de 20 milliards d'euros au moins afin de permettre à la France de "retrouver une position d'égalité avec l'Allemagne" — Alexander Klein afp.com

Dominique de Villepin a annoncé ce dimanche soir qu'il était candidat à la présidentielle de 2012. «Les Français souffrent et je ressens comme beaucoup de Français que la France est humiliée quand elle subit la loi de la République des partis», s'est-il justifié au 20 heures de TF1. 

«C'est une voix forte et libre», a réagi dans la foulée sur LCI le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, un des rares soutiens qui soit resté fidèle à DDV. «C'est un homme d'Etat», a même affirmé celui qui est devenu président du parti fondé par son mentor quand celui-ci l'a quitté pour, selon lui, «se consacrer pleinement à l'élection présidentielle».

«Gaulliste»

Pour sa première candidature, Dominique de Villepin espère «rassembler tous les Français, ceux de gauche, ceux de droite, ceux du centre». Interrogé par Claire Chazal, il s'est décrit comme un «gaulliste», et a rappelé, au sujet de son étiquette, qu'il avait fondé son parti République solidaire. Alors que l'ancien ministre est crédité d’environ 1% d’intention de votes, sa candidature apparaissait pourtant comme de plus en plus compromise depuis plusieurs semaines.

«Ma conviction, c'est qu'il n'ira pas, estimait récemment l'ex-député villepiniste Jacques Le Guen, parce que faire 2%, c'est ridicule, il mérite mieux que cela.» Un autre ancien soutien de Villepin avançait de son côté la difficulté de récolter les fameuses 500 signatures, et plus encore l'argent nécessaire au financement d'une campagne qui ne serait remboursée que si le candidat receuillait 5% des suffrages exprimés.

«Ca coûte très cher, mais je compte sur les Français», a lancé DDV ce dimanche comme un appel aux dons. Quant aux signatures, «il en a déjà un certain nombre», a assuré Jean-Pierre Grand. Sa candidature déjoue cependant les pronostics de la majorité des observateurs politiques, qui voyaient Villepin se rallier à un autre candidat.

Des relations «républicaines et apaisées» avec Nicolas Sarkozy

Xavier Bertrand a d'ailleurs appelé ce dimanche Dominique de Villepin (mais aussi François Bayrou, qui s'est également déclaré candidat), à rejoindre la majorité présidentielle «le plus tôt possible». «Dans ce moment précis, on a besoin de tous les talents, de toutes les énergies», a plaidé le ministre de la Santé.

S'il n'a pour l'heure pas été «pendu à un croc de boucher», Villepin a qualifié ses relations avec Nicolas Sarkozy de «républicaines et apaisées» mais a écarté cette possibilité. Realxé définitivement en septembre dernier dans l'affaire Clearstream, DDV ne s'est tioutefois pas privé de faire allusion aux «fausses accusations» dont il affirme avoir été l'objet. Son nom est d'ailleurs toujours cité dans l'affaire Karachi et une escroquerie en lien avec Relais & Châteaux.