Marine Le Pen promet d'être la présidente des «oubliés»

© 2011 AFP

— 

La candidate du FN à l'Elysée, Marine Le Pen, a promis dimanche, lors d'un meeting à Metz, d'être la présidente "des oubliés de la politique française" et des "invisibles", devant 1.000 à 1.500 sympathisants.
La candidate du FN à l'Elysée, Marine Le Pen, a promis dimanche, lors d'un meeting à Metz, d'être la présidente "des oubliés de la politique française" et des "invisibles", devant 1.000 à 1.500 sympathisants. — Pierre Verdy afp.com

La candidate du FN à l'Elysée, Marine Le Pen, a promis dimanche, lors d'un meeting à Metz, d'être la présidente "des oubliés de la politique française" et des "invisibles", devant 1.000 à 1.500 sympathisants. "Je serai cette présidente des oubliés, cette présidente des invisibles, de ces millions de Français dont on ne parle jamais et qu'on piétine allègrement" après les élections, a lancé la leader du Front national, qui s'est longuement attardée sur ce thème des "oubliés".

Dans une région de Lorraine durement touchée par la crise et les fermetures d'usines, Marine Le Pen, vêtue de noir, a voulu s'adresser aux "agriculteurs, chômeurs, jeunes, artisans et commerçants, employés, fonctionnaires, retraités, habitants des campagnes françaises". "Vous êtes ces oubliés, cette majorité invisible, broyés par un système financier devenu fou", a-t-elle poursuivi, devant une foule de tous âges (1.500 personnes selon le FN). "Pour eux", les dirigeants actuels "francophobes", "face à leur Dieu le triple A, vous êtes des triples riens".

"promesses trahies" et "mensonges éhontés"

Evoquant Gandrange (Moselle), où plus de 500 emplois ont été supprimés sur ce site d'ArcelorMittal, malgré des engagements de Nicolas Sarkozy, elle a dénoncé ce "symbole des promesses trahies" et "des mensonges éhontés". "Ma politique sera à l'opposé (...). Je dirai peu et je ferai beaucoup", a-t-elle assuré, dans l'intention affichée de reprendre à Nicolas Sarkozy le registre du volontarisme. Marine Le Pen, qui a défendu l'ensemble de ces thèmes (sortie de l'euro, protectionnisme, lutte contre l'immigration), avait démarré son discours d'une heure en promettant que son principal thème de campagne serait "la France". Elle a exalté à plusieurs reprises le drapeau français, "l'aventure nationale", "l'amour de sa nation".

La députée européenne a renvoyé dos-à-dos et dans un même "pacte sacré", "la droite affairiste et immorale et la gauche boboïsée et corrompue". Faisant huer Nicolas Sarkozy sur le thème de l'immigration, elle a prôné l'interdiction du voile "pour les usagers du service public et pas seulement pour les agents". "Lorsqu'on aime son pays, on n'organise pas sa dilution culturelle", a-t-elle lancé.