La campagne a déjà commencé sur le Web

PRESIDENTIELLE A l'instar de Barack Obama en 2008, les principaux partis sont décidés à investir sur l'Internet...

Bertrand de Volontat

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La page Facebook d'Eva Joly.
La page Facebook d'Eva Joly. — 20 Minutes

Comptes Twitter personnels, pages Facebook de partis, réseaux sociaux développés en interne, la campagne pour la présidentielle n’a déjà rien à voir avec celle de 2007. Car cette année, fort du succès de Barack Obama en 2008 qui avait réussi à mobiliser ses troupes via Facebook, les candidats sont décidés à ne pas passer à côté du Web.

Et le premier Personal Democracy Forum en France, qui a eu lieu ce mardi, était l’occasion pour les représentants en charge du numérique des principaux camps politiques de présenter les stratégies numériques de leur parti.

Pas de débatteur UMP, malade. L’UMP qui par opposition au PS et à EELV, présents aujourd’hui, a fait appel à une agence externe au parti (agence Emakina) pour mener sa stratégie digitale.

Le représentant socialiste assure que l’équipe web sera présente au siège de campagne 2012. Une campagne web de 2 millions d’euros, soit environ 10% des frais totaux qu’engageront Hollande et son entourage pour la présidentielle. Entre 10 et 15% aussi du côté des Verts, mais d’un budget dix fois moindre. Contre seulement quelques pourcents en 2007.

Bataille des contenus

Les équipes sont déjà prêtes à attirer les trois différents publics qui viendront sur les différents sites Web de campagnes: les curieux, les sympathisants et les volontaires de campagne. Elles ont déjà lancé également la bataille des contenus autour de sujets comme la dette ou le nucléaire.

Cette campagne est la première présidentielle en France durant laquelle il faudra compter sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter pour ne citer qu’eux et les sites d’information Mediapart, Rue89, Owni ou Atlantico, qui n’existaient pas en 2007. Les contenus collaboratifs remplacent désormais les blogs. L’exemple de la campagne menée par Barack Obama en 2008 reste aux yeux des intervenants un modèle du genre. «Facebook peut toutefois vous empêcher de sortir de votre électorat classique», tempère-t-on du côté d'EELV. 

Un univers numérique en mouvement qui pousse les politiques à s’y concentrer de plus en plus et à y investir financièrement des sommes plus importantes qu’autrefois. Avec ou sans l’aide du privé.