Hamon juge «incroyable» le «procès en germanophobie» intenté au PS

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Benoît Hamon, porte-parole du PS, a jugé lundi "incroyable" le "procès en germanophobie" intenté aux socialistes par la droite, alors que Nicolas Sarkozy a "capitulé en rase campagne" devant Angela Merkel.
Benoît Hamon, porte-parole du PS, a jugé lundi "incroyable" le "procès en germanophobie" intenté aux socialistes par la droite, alors que Nicolas Sarkozy a "capitulé en rase campagne" devant Angela Merkel. — Johanna Leguerre afp.com

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a jugé ce lundi «incroyable» le «procès en germanophobie» intenté aux socialistes par la droite, alors que Nicolas Sarkozy a «capitulé en rase campagne» devant Angela Merkel. Interrogé par Canal+ sur des comparaisons -avec Bismarck ou Daladier- faites par certains de ses collègues, Benoît Hamon a répondu: «Je trouve incroyable qu'alors qu'on a un débat politique important -austérité ou pas, transfert de souveraineté à la commission européenne ou pas- la droite ait comme seule réponse: les socialistes sont des racistes.»

«Il peut y avoir deux, trois propos qui vont au-delà de ce qui serait la ligne de crête normale d'un débat politique mesuré, serein. Soit», a concédé le porte-parole. Mais «ce procès en germanophobie est incroyable et c'est le fait d'un pouvoir politique acculé et qui ne veut pas reconnaître qu'aujourd'hui, il a choisi de se mettre sur une ligne politique qui n'était pas la sienne».

«La France a capitulé sur quelque chose d'essentiel», a accusé Benoît Hamon. «Ce qu'on nous propose, c'est de perdre de la souveraineté sur le budget», «qu'on soit obligés de soumettre à la commission européenne des politiques pourtant votées par les peuples», selon lui. «La capitulation a déjà eu lieu, et en rase campagne», a assuré Benoît Hamon. «Je regrette que le président de la République n'ait pas résisté à une ligne qui va nous emmener dans le mur.»