Présidentielle 2012: François Hollande précise «son contrat» pour l'école

POLITIQUE Le candidat socialiste prévient qu'il y aura des évaluations et des contreparties...

A.-L.B. avec Reuters

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Le candidat PS à la présidentielle 2012, François Hollande, le 9 novembre 2011, à Paris.
Le candidat PS à la présidentielle 2012, François Hollande, le 9 novembre 2011, à Paris. — C.PLATIAU / REUTERS

François Hollande investit, de nouveau, le terrain de l'Education nationale. "Le contrat entre la nation et l'école" souhaité par le candidat socialiste à l'Elysée se fera sur la base de la confiance et donnera lieu à des évaluations et des contreparties, a-t-il déclaré ce dimanche.

En visite au Salon de l'éducation, à Paris, le député de Corrèze a rappelé que l'Education nationale ferait l'objet d'une loi de programmation avant la fin 2012, s'il est élu président de la République au printemps prochain.

"Si je parle de la jeunesse et donc de l'éducation, c'est pour fédérer la nation autour d'un projet qui nous dépasse", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "C'est un contrat entre la nation et l'école qu'il faut de nouveau passer."

Ce contrat "aura à dégager les moyens mais aussi des contreparties", a-t-il poursuivi, rappelant les "marges de manoeuvres extrêmement limitées dans un contexte économique qui sera sombre".

Besoin de la «mobilisation de tous»

S'il est élu le 6 mai 2012, François Hollande prévoit d'engager "dès l'été" une "concertation pour voter une loi de programmation à la fin de l'année".

"Cela ne se fera pas en un jour", a dit le candidat. "Cela se fera par la mobilisation de tous, des objectifs qui seront précisés et une évaluations des moyens qui seront apportés."

Le candidat a rappelé son souhait de créer à partir de 2013 12.000 postes par an dans l'éducation - des enseignants mais aussi du personnel d'encadrement pour la prévention des violences, la santé ou l'accueil des élèves handicapés.

"Cet engagement est nécessaire si nous voulons que l'école réponde à ses missions mais la contrepartie c'est d'avoir des réformes, améliorer le système éducatif", a-t-il ajouté.

Confrontation avec la droite sur les chiffres

La création de 12.000 emplois coûterait 500 millions d'euros par an, selon les calculs du PS, 390 millions selon l'Institut de l'entreprise.

François Hollande et ses adjoints ont comparé ces chiffres avec les trois milliards à investir dans la construction de 30.000 places de prison supplémentaires promises par l'actuel gouvernement.

"1,9 milliard au bout de cinq ans, pour faire la France de demain, c'est quand même moins cher que tous les cadeaux fiscaux", a dit Vincent Peillon, chargé du pôle Education dans son équipe de campagne.