«Nous avons choisi une candidate, nous la soutenons» explique le député EELV François de Rugy

INTERVIEW Le député d'Europe Ecologie - Les Verts François de Rugy revient pour «20 Minutes» sur la journée polémique de ce mercredi...

Propos recueillis par Enora Ollivier

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Le député EELV François de Rugy lors d'un meeting à Nantes, le 14 mars 2011.
Le député EELV François de Rugy lors d'un meeting à Nantes, le 14 mars 2011. — SIPA

Quel est votre sentiment après cette journée de confusion?

J'ai le sentiment qu'on se passerait de journées comme ça, bien sûr, mais aussi le sentiment que les choses peuvent être améliorées.

Eva Joly a-t-elle commis une erreur de communication ce mercredi matin?

Elle n'a visiblement pas perçu le malentendu qu'elle créait lors de son interview de ce matin [dans laquelle elle a refusé de dire si elle appellerait à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle], et d'ailleurs, elle l'a corrigé rapidement en publiant un communiqué dans la matinée.

Eva Joly est consciente qu'il faut parfois mieux maîtriser la communication.

Y a-t-il eu un rappel à l'ordre de la part des instances d'EELV?

Nous avons eu une réunion téléphonique dans l'après-midi avec Cécile Duflot, les membres de la direction du mouvement, les parlementaires et les secrétaires généraux. Cependant, nous ne nous sommes pas réunis pour nous reprocher des choses, mais pour recadrer certains éléments, redéfinir un cap.

Il n'y a aucun doute sur la candidature d'Eva Joly à l'heure actuelle?

Non, je ne pense pas. Nous avançons tous ensemble. Lors de la réunion, personne n'a posé la question de savoir s'il fallait changer ou non de candidat.

Nous avons choisi de présenter une candidate à la présidentielle, nous la soutenons. Notre volonté, c'est de gagner d'une part la bataille des idées - qui est celle du premier tour de la présidentielle- et d'autre part la bataille de l'alternance - celle du second tour, puisque nous pensons que François Hollande atteindra ce stade. Ces batailles auront un prolongement lors des législatives, et lors de la formation d'un gouvernement. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la stratégie.

 

La démission de Yannick Jadot est pourtant un coup dur...

Personne chez EELV ne veut faire le procès de Yannick Jadot. Nous continuons d'avancer, par exemple en présentant officiellement, le 1er décembre, notre équipe de campagne.