Présidentielle 2012: L'UMP met en place son programme économique et social

POLITIQUE Le parti du président lance ses conventions qui serviront de base au projet du candidat de la droite pour l'élection de 2012...

Anne-Laëtitia Béraud
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Jean-François Copé durant une convention UMP sur l'éducation, le 8 novembre 2011.
Jean-François Copé durant une convention UMP sur l'éducation, le 8 novembre 2011. — WITT/SIPA

Ce mardi soir se tiendra la première des trois conventions nationales organisées par l’UMP afin de nourrir le programme du parti, en vue de la présidentielle de 2012. Intitulé «le rendez-vous du courage», le raout, mêlant militants, une brochette de ministres et d’anciens ministres et les responsables de l’UMP, se tiendra à la salle Georges-Delfosse de Lambersart, près de Lille, dans le Nord.

Consacrée aux «sujets régaliens», et plus particulièrement aux domaines économique et social, la manifestation est organisée par Marc-Philippe Daubresse, maire de la commune et secrétaire général adjoint du parti présidentiel.

Négociations sur les 35 heures

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, devrait ouvrir les débats, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, réaliser le discours de clôture. C’est d’ailleurs cette dernière qui a annoncé, ce mardi matin sur LCI, que l’UMP proposera l'ouverture d'accords de branches dans les secteurs où les 35 heures «posent durablement des problèmes, en dépit des assouplissements que nous avons faits».

La ministre a indiqué toutes les branches devront pouvoir ouvrir des négociations. «Mais il y a des secteurs dans lesquels c'est plus compliqué que d'autres, où la répartition du travail est beaucoup moins homogène que dans d'autres», a-t-elle ajouté.

Revenus sociaux et allocations

Par ailleurs, dans un entretien paru ce mardi matin dans La Voix du Nord, Jean-François Copé a estimé qu'«avec la crise, la sortie des 35 heures est inéluctable, dès lors qu'elle sécurise le pouvoir d'achat». Il a ajouté sur France Info, toujours ce mardi matin, que le but était d’en finir avec les délocalisations, et «faire du made in France, comme l'Allemagne fait du made in Germany». Dans le domaine économique, la réunion de ce soir devrait en outre évoquer la création d'une TVA sociale, baptisée «TVA anti-délocalisation», une idée portée le président de la République.

Dans un document adressé à la presse, l’UMP propose, dans le domaine social, un allégement du coût du travail, modifiant notamment le financement de la protection sociale. Contre les fraudes, thème d’un dernier déplacement du président de la République, l’UMP souhaite renforcer la lutte contre celles-ci, par la mise en place d’un «FBI de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales», une carte sociale «sécurisée», et un «fichier national des fraudeurs».

Temps travaillé en contrepartie du RSA

Sur le domaine social, le parti présidentiel souhaite fusionner la prime pour l’emploi et le RSA, et que les allocations chômage soient «dégressives dans le temps, dès lors que le taux de chômage commencera à diminuer».

L’UMP propose en outre que «le cumul de revenus sociaux issus notamment des droits connexes et tarifs mis en place par les collectivités locales ne dépasse pas 75% du SMIC», en dehors des allocations familiales. Il est en outre question de travailler un quota d’heures par semaine en contrepartie du versement RSA.