Accord PS-EELV: «Une folie» pour Jean-François Copé

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Jean-François Copé, secrétaire général et candidat à la présidence de l'UMP, a regretté dimanche une "expression un peu dans l'excès" de son compétiteur François Fillon, qui lui a reproché de "cherche le buzz à tout prix" et de "tenir un double langage".
Jean-François Copé, secrétaire général et candidat à la présidence de l'UMP, a regretté dimanche une "expression un peu dans l'excès" de son compétiteur François Fillon, qui lui a reproché de "cherche le buzz à tout prix" et de "tenir un double langage". — Anne-Christine Poujoulat afp.com

L'accord trouvé mardi entre le PS et les écologistes constitue «une folie», a estimé ce mercredi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

«Je suis très très inquiet (...). On nous dit qu'on va fermer 24 réacteurs nucléaires pour faire un accord avec les Verts sur 15 circonscriptions. C'est une folie, il n'y a pas d'autre mot», a-t-il déclaré lors du point presse hebdomadaire de l'UMP. «Où est l'exploit de la part de François Hollande, qui se prétend présidentiable? Il va garder l'EPR. Formidable! Encore heureux (car) ce sont des milliers d'emplois qui sont en jeu, c'est l'indépendance énergétique de la France», a ajouté le député de Seine-et-Marne.

«Quel plat de lentilles, leur accord électoral»

«Pour le reste, quel plat de lentilles, leur accord électoral... Quelques circonscriptions pour 24 réacteurs fermés. Une folie, une folie... Sans aucune garantie que l'éolien et le photovoltaïque vont pouvoir compenser (...). Ah, il va continuer d'en entendre parler du nucléaire, François Hollande, croyez-moi!», a-t-il prévenu.

Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sont parvenus mardi dans la douleur à un accord global qui prévoit, en cas de victoire de la gauche, une coalition des deux formations à l'Assemblée mais sans être explicite sur une future participation écologiste à un gouvernement. Sur le nucléaire ont notamment été actés «la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique de 75% à 50% en 2025» comme le souhaitait François Hollande et la fermeture de 24 réacteurs d'ici 2025 sur un total de 58 (dont l'arrêt «immédiat» de Fessenheim en Alsace).