PS-EELV: Un accord conclu sans être vraiment d'accord

POLITIQUE Il a été annoncé ce mardi soir, sans que les deux partis aient réglé leurs principaux différends...

Matthieu Goar

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Cécile Duflot (à gauche) d'EELV et Martine Aubry (à droite) du PS dans un train Paris-Le Mans, en campagne pour les élections cantonales, le 23 mars 2011.
Cécile Duflot (à gauche) d'EELV et Martine Aubry (à droite) du PS dans un train Paris-Le Mans, en campagne pour les élections cantonales, le 23 mars 2011. — HALEY/SIPA/SIPA

Un accord a minima. Les négociations ont abouti entre le PS et Europe-écologie-Les Verts (EELV), ce mardi, après de longues discussions. Le texte a été validé par le bureau national du PS dans la soirée. Cet accord programmatique, qui devrait faciliter un rassemblement lors de la présidentielle de 2012, devrait ensuite être avalisé par le Conseil fédéral des écologistes, samedi prochain.

Une question de leadership

Si tel est le cas, l’accord se ferait sans avoir résolu les désaccords principaux qui existent entre les deux partis, comme le problème des chantiers de l’EPR de Flamanville et de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, que les écologistes voudraient voir arrêtés. «Cohn-Bendit se trompe quand il dit que François Hollande va se ségoléniser. Sur Flamanville, il sera intraitable», explique à 20 Minutes un proche du candidat. Pour Hollande, attaqué de toutes parts depuis deux semaines, il s’agit d’affirmer son leadership sur la gauche. Pour les Verts, de ne pas renier leurs idées. «N'oublions pas que cet accord, extrêmement touffu, acte une volonté de rassemblement. Il y a 80% des sujets, comme la fiscalité écologique, l'agriculture, sur lesquels nous sommes aujourd'hui sur la même ligne. La campagne présidentielle permettra de revenir sur les thèmes où les socialistes ne nous suivent pas», conclut Yannick Jadot, proche d'Eva Joly.