Présidentielle: Ce que l'UMP propose pour le logement

INFO «20 MINUTES» s principales propositions sont décortiquées par la Fondation Abbé-Pierre...

Alexandre Sulzer

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La Courneuve le 01 septembre 2011. Logement social HLM a La Courneuve. Logement immeuble recent.
La Courneuve le 01 septembre 2011. Logement social HLM a La Courneuve. Logement immeuble recent. — A. GELEBART / 20 MINUTES

L’UMP tient ce mardi à Paris une convention sur le thème du logement au cours de laquelle elle formulera ses propositions pour la présidentielle. Tour d’horizon.

Créer un «droit à l’achat» pour les locataires de logements sociaux L’UMP constate que seul 0,1% du parc social est vendu. Il propose qu’au bout d’un certain nombre d’années - «5 ou 10 ans» - le locataire puisse acheter le logement avec une décote allant jusqu’à 35% du prix du marché et une majoration de 5% du  montant du prêt à taux zéro accordé. La vente «permettrait de récupérer de l’argent et de stabiliser les populations», explique Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP. Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre, met en garde: «Attention à ne pas vendre les bijoux de famille. Le logement social ainsi vendu ne sera plus à disposition de la collectivité.»

Modifier les règles de la loi SRU L’UMP propose d’expérimenter un nouveau mode de calcul des 20% de logements sociaux imposés par la loi. Un taux qui pourrait être relevé, selon les territoires. Seraient pris en compte les logements HLM vendus aux occupants et l’accession sociale à la propriété. Le calcul du taux se ferait sur une base intercommunale et non plus communale. Et il distinguerait les logements sociaux et intermédiaires, aujourd’hui amalgamés. «Ce dernier point, c’est bien», se réjouit Christophe Robert qui s’oppose, en revanche, aux autres critères de calcul.

Création d’un bail «gagnant-gagnant» Pour inciter les propriétaires à mettre leur logement vacant sur le marché locatif, l’UMP propose un nouveau type de bail dans lequel le propriétaire accepte de pratiquer un loyer plus faible et renonce aux garanties. En échange, la procédure d’expulsion est accélérée et le délai de préavis réduit. «La volonté de rassurer les propriétaires est légitime, réagit Christophe Robert. Mais il ne faut pas que cette volonté se fasse au détriment de la protection des locataires.»