Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011
Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011 — AFP PHOTO / ERIC CABANIS

POLITIQUE

Présidentielle 2012: Cécile Duflot prête à l'absence d'accord avec le PS

Les exigences d'EELV sont toujours les mêmes pour un accord de gouvernement avec le PS, à savoir «une ouverture de l'horizon d'une sortie du nucléaire»...

La désignation de François Hollande à la tête du PS n’y change rien, tout accord électoral entre le PS et EELV ne pourra se faire «sans ouverture de l’horizon d’une sortie du nucléaire», prévient la secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts dans un entretien au JDD.  «Aujourd'hui, tous les écologistes sont prêts à renoncer à avoir des députés si on ne croit pas au changement», assure-t-elle.

Les écologistes sont «prêts au compromis» comme «prêts aussi à constater qu’il n’y a pas d’accord», explique la patronne des écologistes, qui semblait pencher pour Martine Aubry, plus «écolo-compatible». «Après Fukushima, la sortie du nucléaire est un horizon obligatoire, même si pour certains, ces mots sont imprononçables», insiste-t-elle visant François Hollande et son équipe, qui pour l’instant, s’y refusent.

La sortie du nucléaire n’est pas la seule exigence d’ELLV.  Parmi les autres «principes» des écologistes en vue des négociations avec le PS, Cécile Duflot évoque notamment le retour à la retraite à 60 ans et une réforme institutionnelle avec instauration de la proportionnelle, abrogation de la réforme des collectivités locales et nouvelle phase de la décentralisation.

«J'aborde ces négociations dans un état d'esprit constructif et déterminé. Je suis prête à signer un texte qui soit un compromis et qui donne un horizon», précise-t-elle. Interrogée sur ses relations avec François Hollande, investi par le Parti socialiste pour la présidentielle de 2012, Cécile Duflot se souvient d'un premier secrétaire du PS qui, dit-elle, «n'attachait pas beaucoup d'importance à notre mouvement». «A l'époque, pour lui, j'étais un petit moustique» , ajoute-t-elle.

«Mais, humainement, nos relations étaient bonnes. Il ne fait pas partie des hommes politiques machistes, c'est une exception pour les hommes de sa génération, cela rend nos relations plus faciles», dit-elle.